RIXENSART

L’émouvant adieu à Jean Vanderbecken

Les funérailles de Jean Vanderbecken, bourgmestre de Rixensart, se sont déroulées ce samedi à l’église Saint François-Xavier de Bourgeois. Une foule était présente.

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L’église Saint François-Xavier de Rixensart était bondée samedi lors des funérailles de Jean Vanderbecken, décédé ce mardi 6 juin à l’âge de 62 ans. Il était né le 10 juillet 1954. Un millier de personnes a suivi la célébration, dirigée par le doyen de Rixensart Éric Matheus, sur grand écran depuis la place de Bourgeois. Le collège provincial, les membres du collège et du conseil communal de Rixensart, le premier ministre Charles Michel et les anciens combattants sont venus rendre hommage au défunt.

La cérémonie a débuté par les condoléances à la famille. C’est Françoise, l’épouse de Jean Vanderbecken, qui a été la première à prendre la parole: «Jean ne laissait personne indifférent. Il préférait accélérer plutôt que freiner. Il considérait sa famille, ses quatre enfants, ses cinq petits-enfants et les deux à venir, comme le plus beau cadeau de la vie.»

Ses enfants, Baptiste, Mathieu, Bérangère et Laure-Anne ont ensuite rendu hommage à leur papa: «Il nous a appris que lorsque tout s’écroule, la famille est toujours là. Notre tribu a perdu son patriarche, notre point de repère.»

Jean Vanderbecken était quelqu’un de solide, un fonceur. «Il avait la capacité de siffloter ou chantonner même dans la difficulté. Il m’a dit, quinze jours avant sa mort, qu’il voulait créer une fondation pour aider les gens qui souffrent dans la solitude, lui qui se sentait bien entouré», a expliqué Éric Matheus.

Hommage du Premier

Le premier ministre, Charles Michel, appréciait le franc-parler de Jean Vanderbecken.«Un homme de caractère, d’authenticité. Il avait une liberté de ton sans filtre. Il avait également de l’humour, le sens de la dérision. C’était un homme de projets, d’idées, omniprésent pour sa commune. Il a dénoué les nœuds des papeteries de Genval pour en faire un projet ambitieux. Il avait un caractère bien trempé, sanguin, fonceur, mais aussi à l’écoute. Il n’a pas manqué de dire tout haut ce que certains pensaient tout bas dans le dossier RER, et de faire siffler les oreilles de l’une ou l’autre ministre!», a rappelé l’homme fort du MR, suscitant quelques sourires dans la tristesse généralisée.

La première échevine de Rixensart, Patricia Lebon, n’a pas toujours été d’accord avec son bourgmestre: «J’ai été surprise lorsqu’en 2006, il m’a demandé de devenir échevine. Nous avons eu de franches engueulades, mais hormis ces coups de gueule, Jean avait un grand cœur.» Michel Coenraets, ancien bourgmestre, a connu Jean Vanderbecken alors qu’il n’était qu’un jeune conseiller communal: «Il avait des idées plein la tête. Il aimait la politique locale. Lors de l’élaboration des budgets, il veillait à chaque chiffre. Il restera un exemple d’engagement, de dynamisme et de courage.»

L’homme était aimé. Cela s’est ressenti dans toutes les interventions durant cette longue cérémonie d’adieu. Jean Vanderbecken est resté combatif et courageux tout au long de sa maladie. À la fin de la messe, la sortie du cercueil a été longuement applaudie.