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Ils ont mis au point l’application qui gère vos biens en location

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Deux jeunes entrepreneurs bruxellois se trouvent à la tête de Smovin, une plateforme qui aide les propriétaires à gérer leurs biens en location. C’est simple, accessible et dans l’air du temps.

Beaucoup de propriétaires en savent quelque chose. Mettre un ou plusieurs appartement(s), kot(s) ou autres biens en location relève parfois du parcours du combattant. Entre la paperasserie, les retards de paiements et la gestion des charges, cette activité censée mettre du beurre dans les épinards devient chronophage et coûteuse.

Deux jeunes entrepreneurs bruxellois ont mis au point Smovin, une plateforme sous forme d’assistant immobilier digital, dont on se demande comment il se fait qu’elle n’a pas été inventée plus tôt, tant on en devine les potentialités.

Cette start-up a été lancée depuis un espace de coworking du centre-ville de Bruxelles par Michaël Ph¨ilippart de Foy, rejoint récemment par le second associé, à savoir Jim Hees. À l’heure de l’uberisation, tous deux croient durs comme fer que l’allégement des corvées du propriétaire que propose leur application peut rencontrer un joli succès.

«Que vous soyez propriétaire d’un appartement, d’un kot ou même d’un autre bien à mettre en location, ou alors agent immobilier professionnel, Smovin peut vraiment s’avérer intéressant», assure Jim Hees. Les professionnels du secteur utilisent habituellement des logiciels complexes et peu ergonomiques. La légèreté et l’ergonomie de Smovin en ont déjà attiré certains, d’ailleurs.

L’application gère les loyers, les retards, les baux, les indexations…

Très concrètement, Smovin est une plateforme en ligne de gestion locative, qui coûte 5 ou 10 euros par mois et par bien au propriétaire. Il y insère une série de données sur les locations et les locataires, puis l’application fait le reste. Tout est automatisé et d’une grande simplicité.

Cela signifie qu’elle gère les paiements, les retards de paiements, envoie des rappels par mail ou par SMS, gère les dates clés liées aux baux, opère les indexations de loyers si cela est souhaité, etc.

À terme, les deux entrepreneurs aimeraient encore développer l’application et lui offrir davantage de fonctionnalités. «On pourrait imaginer qu’elle devienne un espace de contact entre les propriétaires et les locataires, par exemple. Elle permettrait de faire remonter des problèmes éventuels, d’apporter les solutions, etc.»

450 000 euros à trouver

Les modalités de paiement pourraient bien faire partie des développements futurs également. «La directive européenne PSD2 entrera en vigueur début 2018» et offrira de nouvelles perspectives pour les opérateurs de paiement digitaux. Cette directive européenne pourrait permettre à Smovin d’élargir son champ d’action, y compris géographique. «En ce moment, la plupart des biens gérés par Smovin se situent à Bruxelles, dans le Braban wallon et beaucoup en région liégeoise également.»

Durant les prochains mois, les deux associés s’attelleront surtout à constituer une levée de fond, qui s’élèverait idéalement à 450 000 euros. En plus des développements inhérents à l’application, ces moyens permettraient renforcer l’équipe en créant de l’emploi.

Et moderniser un peu les pratiques en matière de gestion locative, soit dit en passant.

www.smovin.be