FOOTBALL - Tour final de D1-D2 amateurs

RFC Liège: le président Lacomble heureux d'avoir vu briller «Kakou», un jeune du club

Si le RFC Liège s'est qualifié, c'est grâce à un énorme mental, à l'appui de ses supporters et... aux exploits de son jeune gardien Romain Matthys, issu de l'école des jeunes. Ce qui comble son président.

Quand, après l'épique qualification de son équipe (ah! cet entre-deux joué deux fois et débouchant sur un pénalty à la 94e minute!), nous sommes allé trouver Jean-Paul Lacomble, le président de Liège, pour avoir sa réaction, il ne cachait pas qu’il avait vécu la fin du match quasi en apnée. Et puis, remis de ses émotions, il laissait parler son cœur. « Du match de ce soir, je vais retenir surtout deux choses, disait-il. La première, c'est ce public qui nous a poussés pendant 120 minutes. Ce public qui a tenu l’équipe à bout de bras, alors que celle-ci n’était pas au mieux. La seconde, c'est le fait d'avoir vu un jeune produit de notre école des jeunes arrêter deux pénaltys et être décisif! Pour moi c’est très important, très émouvant même, car c’est quand même ce vers quoi essaie de tendre: sortir des jeunes et les voir évoluer en équipe première. » Des jeunes qui, parfois, évidemment, vu qu’ils ne sont pas des valeurs confirmées, suscitent le scepticisme.  « Depuis qu’on a fait appel à lui en début d’année (ndlr : le 28 janvier à Couvin, à la place de Robin Dengis), Romain Matthys a beaucoup  travaillé, enchaine le président. Il s’est accroché, il y a cru, et, ce soir, il récolte un peu la récompense de son travail. »

Et franchement, à 18 ans, « Kakou » comme l’appellent les supporters (ça vient de "casse-cou" !) aurait-il pensé, en débutant la saison, vivre une telle soirée de qualification ? « Franchement... pas vraiment, souriait-il, entre deux accolades de fans en liesse. J’étais plutôt parti dans l’esprit d’être deuxième gardien. Mais c’est magnifique, c’est certainement le match de ma  jeune carrière où il y a eu le plus d’ambiance, et je suis sûr qu’il y a à Liège bien d’autres jeunes qui pourraient jouer en équipe première, à condition, ça oui, de travailler ! »

Et quand on lui demande comment il a fait pour être le héros des pénaltys et en arrêter deux d’affilée (pendant que ses équipiers tireurs, il ne faut pas l’oublier, assumaient eux aussi en marquant), Kakou répondait : « Je regardais mon entraineur des gardiens (ndlr : Pierre Drouguet), qui me disait où plonger, et ça a marché. » Avec juste un bémol : « C’est dommage de n’avoir pas pu disputer cette série de pénaltys du côté de nos supporters. » Bah, comme ça, Romain aura pu voir le kop en fond pendant ses exploits.

En attendant, cette soirée n'était pas la vraie fin. Il reste la finale à jouer, en deux matchs de nouveau: dimanche à Alost puis le dimanche suivant à Liège. Un autre très grand rendez-vous. Et là on revient au président : « Alost a de très bons joueurs, au passé parfois impressionnant, mais il a quand même également été mis en difficulté dans cette demi-finale», notait Jean-Paul Lacomble. Avant de conclure : "Pour moi, ce sera du 50/50. On verra bien. Et quoi qu’il en soit, cela restera du foot… »