TRAIL

Une irascible buse n'a pas empêché Descamps de remporter le Trail de la Croix Scaille

 Au départ, Lallemand et le Namurois Letesson sont déjà devant.
Au départ, Lallemand et le Namurois Letesson sont déjà devant.-ÉdA – 301951831582

Ce Trail avec traversée de la Houille à gué n’est pas de tout repos. Surtout lorsqu’une buse, dérangée, vient vous chatouiller le crâne…

Gros chamboulement pour cette seconde édition du Trail de la Croix Scaille. Nouvelle date, nouveau parcours et nouveau lieu de départ. Le comité organisateur emmené par trois solides lascars (Daniel Normand, Stéphane Henry et Jean-Noël Moreau) ne rechigne pas à la besogne lorsqu’il s’agit de rendre plus d’aura à leur rendez-vous annuel.

Nouvelle date? Elle s’accommode et s’incorpore mieux dans le calendrier des courses organisées dans la région.

Nouveau lieu de départ? Ce dernier se donnait rue de la Morie. Il se donne maintenant, à l’arrière du Complexe Sportif de la Houille. Les participants empruntent ensuite le chemin sis derrière les tribunes du FC Gedinnois avant de s’enfoncer dans les bois.

Nouveau parcours? Deux distances sont proposées: 18 kilomètres avec dénivelé de 370 m ou 36 bornes avec dénivelé de 970 m. L’édition 2017 propose donc un tout nouveau parcours très boisé, dans la vallée de la Houille et présentant plus de relief que la première édition. Avec un méchant mur à escalader et la traversée de la Houille à gué, à mi-chemin. Au gré des monts et des vallées, l’itinéraire fléché va emmener les participantes et participants au travers d’une forêt riche en charmants coins. En passant par le Moulin de la Galette, Houptai, Les Miyémonts, le Ri d’Aurcis, la Croix d’Argent, le Tienne du Moulin, Franc Bois, le Moulin Wavreille, la Pichelotte et la Virée de Rinevaux.

Le 18 km: Geoffrey Lallemand et Béatrice De Longueville

Pas plus haut que trois pommes, Geoffrey Lallemand, gaillard nanti de 36 balais, s’est montré, et de loin, le plus fort. «Je ne sais quel parcours j’ai emprunté, mais j’ai 19,22 kilomètres au compteur! La côte est mon point fort. C’est là que j’ai fait la différence avant de gérer. Le contexte et le tracé sont impeccables. Mais en courant, on oublie parfois de zieuter les flèches.»

Première dame, Béatrice De Longueville était contente d’elle. «Ma discipline préférée? La course d’orientation et le ‘‘à travers tout’’ sur des distances plus petites. Beau parcours accidenté avec quatre belles côtes à se farcir. C’est surtout sur le faux plat montant que j’ai l’impression de perdre du terrain.»

Le 36 km: Florian Descamps et Léonie Ton

De nombreuses nationalités sont présentes sur la ligne de départ: italienne, française, hollandaise, espagnole, polonaise, martiniquaise. Et nos représentants du Nord et du Sud. C’est un Bruxellois qui s’est imposé. «Dès les premiers hectomètres, ceux qui cavalent sur la petite distance montent illico dans les tours. Deux gaillards ont pris les devants. Le premier est parti sur le 18 et j’ai repris le second un peu plus loin. J’adore les longues distances. Je préfère le fond à la vitesse. J’adopte mon rythme et je le gère au mieux jusqu’à l’arrivée. Pour moi, c’est une toute bonne sortie.»

En général, sur de telles distances, on a tout le temps d’interviewer le premier homme avant de voir arriver la première dame. Ici, toutefois, la Néerlandophone a terminé à la 10e place, ravie du parcours.

Une buse perturbante

Une intervention non prévue au programme, qui nous est rapportée par le vainqueur des 36 kilomètres. « À un moment donné, ce rapace m’est tombé dessus. Je l’ai repoussé tant bien que mal. Après avoir virevolté autour de moi, la buse s’est finalement éloignée. »
Dimitri Neimry, lui, n’a pas hésité. « Quand elle s’est attaquée à moi, j’ai ramassé le premier bois qui se trouvait à ma portée pour me défendre ! »
Mais le premier Hollandais qui suivait ces leaders a eu moins de chance. Il a franchi la ligne d’arrivée avec une caboche quelque peu égratignée.