BRUXELLES

PHOTOS | Le street-artiste Oakoak s’est attaqué à Bruxelles

Depuis plusieurs jours, le travail du street-artiste français Oakoak est visible autour de la porte du Rivage, à côté de Sainte-Catherine, à Bruxelles. L’artiste a reçu carte blanche.

Les quatre Daltons enfermés sur une façade, une tortue géante, une plaque d’égout transformée en montre ou des toilettes publiques devenues un délicieux gâteau, si le street-artiste Oakoak n’a passé que sept jours à Bruxelles, il n’a pas eu le temps de chômer.

Si le Français, originaire de Saint-Étienne, était déjà passé par Bruxelles, «et j’y reviens pour la fête de la bière dans quelques mois», prévient-il amusé, il n’avait encore jamais laissé sa trace dans la capitale de l’Europe.

C’est une commande de l’échevinat de la culture de la ville qui l’a poussé à prendre ses bombes avec lui cette fois. «Ses interventions et détournements subtils et humoristiques d’objets urbains du quotidien nous font porter un autre regard sur la ville, estime Karine Lalieux, échevine de la Culture de la Ville de Bruxelles. Séduite par sa démarche singulière, j’ai souhaité l’inviter à prendre librement possession de la ville et à réaliser non pas une œuvre, mais toute une série.»

Pour réaliser son travail, l’artiste a reçu de la ville une carte blanche totale. «Avant de venir, nous avons effectué un gros travail en amont, raconte l’arstiste. Ils m’ont signalé le périmètre de rues dans lesquelles je devais opérer. J’ai d’abord observé le quartier via Google Street View et le personnel de la ville m’a envoyé beaucoup de photos de tous les endroits possibles. J’ai sélectionné ceux qui m’intéressaient. Ils m’ont envoyé les mesures. J’ai commencé réellement à peindre lundi dernier, mais je savais ce que je voulais faire. Donc cela m’a permis de gagner beaucoup de temps.»

Si les streets-artistes ont l’habitude de travailler dans la discrétion, la démarche d’Oakoak est différente cette fois. Malgré tout, l’artiste préfère rester discret et refuse de dévoiler son visage dans les médias. «Je continue aussi de travailler de manière plus traditionnelle, pour moi, quand j’observe quelque chose qui m’inspire, sans demander d’autorisation, reprend-il. Après, si on me permet de le faire avec les autorisations et les moyens de le faire, c’est sympa aussi. J’essaie de combiner les deux. J’effectue ce genre de prestations de temps en temps. L’an dernier, j’ai effectué le même genre de parcours à Ténérife. Au mois de février, c’était au Japon.»

Le travail du Stéphanois désormais terminé, la balade Street Art est désormais à parcourir à pied. Si la plupart des œuvres sont visibles de loin, la Ville distribuera dès ce mercredi un plan pour n’en manquer aucune. Rendez-vous à la Centrale (Place Sainte-Catherine 44) dès le 19 mai.

Photos : EdA Mathieu Golinvaux