GREZ-DOICEAU

Accident mortel du 23 juillet 2013: le chauffeur du bus invoque un malaise

 Grez-Doiceau, chaussée de Jodoigne, mardi 23 juillet 2013: un tué et deux blessés graves.
Grez-Doiceau, chaussée de Jodoigne, mardi 23 juillet 2013: un tué et deux blessés graves.-Archives ÉdA

Condamné par le tribunal de police, le chauffeur a fait appel et assure toujours avoir été pris d’un malaise.

Le tribunal correctionnel du Brabant wallon a examiné longuement jeudi le dossier de l’accident mortel provoqué par un bus du TEC le 23 juillet 2013, alors que ce bus rentrait à vide vers le dépôt de Jodoigne. Le bus avait dévié de sa trajectoire en pleine ligne droite à Grez-Doiceau, percutant deux véhicules qui arrivaient en sens inverse. Le conducteur d’une camionnette était décédé, et une automobiliste avait été grièvement blessée.

Le tribunal de police, en avril 2016, a estimé que le chauffeur du bus était responsable parce qu’il utilisait son GSM. L’intéressé nie, et affirme avoir été victime d’un malaise.

Cette thèse du malaise au volant avait été écartée par le tribunal de police. Sans en avoir la preuve formelle, le premier juge disait avoir la conviction, basée sur plusieurs éléments du dossier, que le chauffeur du bus utilisait son GSM lorsqu’il perdit le contrôle de son véhicule. Le chauffeur du TEC a dès lors été condamné en avril 2016 à trois mois de prison avec sursis, une amende de 1 800€ avec sursis partiel, et une déchéance du droit de conduire durant trois mois avec un sursis partiel également.

Aujourd’hui, en appel devant le tribunal correctionnel, le chauffeur nie avoir utilisé son GSM. Une session «data» était activée lors de l’accident mais les experts ne savent pas déterminer s’il s’agissait d’une activation volontaire ou d’une mise à jour automatique du téléphone.

La défense maintient la thèse du malaise, que le ministère public, de son côté, estime non crédible.

Le tribunal rendra son jugement le 22 juin.