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La France connaîtra-t-elle les deux finalistes de la présidentielle dimanche soir? Les sondeurs paniquent

La France connaîtra-t-elle les deux finalistes de la présidentielle dimanche soir? Les sondeurs paniquent

Quand connaîtra-t-on les deux candidats du second tour de la présidentielle? Reporters/Crystal Pictures

L’élection présidentielle française affiche toutes ses incertitudes à quelques jours du premier tour. Et l’inquiétude pointe chez les sondeurs de ne pas pouvoir donner le nom des deux finalistes à 20h, dimanche.

Si la France a pris l’habitude d’attendre 20h tapante pour connaître le visage des deux candidats en tête du premier tour de la présidentielle, cette tradition pourrait être chamboulée cette année.

Deux phénomènes viennent en effet compliquer la tâche des instituts de sondage, qui fournissent les estimations de résultats aux rédactions, explique France Info.

Tout d’abord la fermeture plus tardive des bureaux de vote, à 19h (voire 20h dans certaines grandes villes) à la place de 18h.

Et surtout, l’immense indécision qui règne autour du vote, alors que quatre candidats se tiennent dans un mouchoir de poche dans les derniers sondages.

Trois visages à 20h?

Pour les instituts de sondage, le timing risque d’être serré dimanche. «Lorsqu’on avait une heure et demie pour travailler, on n’aura (cette fois-ci) que quarante minutes», détaille Frédéric Dabi, directeur du pôle opinion de l’Ifop, auprès de nos confrères de France Info.

«Auparavant, on avait les estimations peu après 19 heures. Dimanche, on sera totalement aveugle jusqu’à, peut-être, 19h50. Cela va dépendre de la rapidité du dépouillement des bureaux», renchérit Stéphane Zumsteeg, sondeur à l’institut Ipsos.

Si les écarts sont trop faibles entre les candidats après le dépouillement des «bureaux-tests», il faudra peut-être jouer la prudence, prévient-on. Certains se disent prêts à afficher trois visages à la place de deux à 20h, pour jouer la sécurité en attendant que le dépouillement avance.

«Il n’est pas question d’entamer notre crédibilité. On fera très attention», précise Elizabeth Martichoux, chef du service politique de RTL. «Si l’écart est trop faible, on ne donnera pas les finalistes. On ne cédera pas».

Le suspense pourrait donc se prolonger tard dans la soirée, voire la nuit, ce dimanche. Une situation en phase avec les énormes enjeux autour de cette élection, indécise jusqu’au bout.