MUSIQUE

La Vierge est fin prête pour s’offrir à Saint Louis

C’est un des retours les plus improbables sur la scène namuroise. La Vierge du Chancelier Rolin, poussée dans le dos par quelques fans des années 90, reprend du service. La première prestation, ce sera au Saint Louis Festival ce samedi. En attendant, un premier test grandeur nature s’est déroulé en privé, hier, en tout petit comité. Nous y étions pour vous.

On ne le cache pas, ce dimanche lorsqu’on s’est rendu à ce concert privé, on n’en menait pas large. Les come-back en musique, après 20 ans d’absence, ce n’est pas toujours particulièrement glorieux. Parfois, c’est poussif et vain. Parfois, même, pathétique.

Heureusement, avec la Vierge du Chancelier Rolin, rien de tout cela. Et si la prestation au Saint Louis Festival est à l’image de ce qu’on a pu voir hier, ce sera du pur bonheur pour les spectateurs. Car la Vierge en 2017, elle pète la forme.

Les références majeures sont toujours là (And Also The Trees, Legendary Pink Dots, Collection D’Arnell-Andrea), mais l’univers musical s’est renforcé, comme s’il avait pris de la maturité malgré les 20 ans d’inactivité. Hier, la prestation se déroulait au terme d’une «résidence» de deux jours au Belvédère. Une mise en commun bénéfique et salutaire à en croire ceux qui encadrent cette réapparition de la Vierge.

Une Vierge 2.0

Bien sûr, sur scène l’équipe n’est pas au complet. Jean-Philippe et Thibaud ne sont pas de la partie. Pour renforcer le groupe, Thomas, le frère de la violoniste, Sarah Turine (ancienne co-présidente d’Écolo et échevine de Molenbeek) est venu rejoindre le projet. Cette arrivée n’est pas sans conséquence.

Aux claviers, Thomas amène des touches électroniques qui modernisent le son de la Vierge. On ne va pas tout déflorer, mais certains morceaux s’offrent ainsi musicalement une nouvelle vie et confèrent une belle pertinence à ce retour.

Pour le reste, on ne peut que conseiller d’aller jeter une oreille curieuse, vendredi, au Saint Louis Festival pour ce moment inespéré de la saison culturelle 2017. Le plus intéressant dans l’histoire, c’est qu’après le set, on n’a pas la sensation d’avoir cédé à une démarche nostalgique un peu coupable, non on a tout simplement le sentiment d’avoir assister à un excellent concert.

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