LIÈGE

Un nouvel aquarium pour les poissons électriques à Liège

Un nouvel aquarium pour les poissons électriques à Liège

Les poissons-éléphants de l’Aquarium-Muséum pourront bientôt profiter d’un nouveau bassin de 270 litres. D.R.

L’Aquarium-Muséum de Liège inaugurera deux nouveaux aquariums le 1er avril, un pour les poissons électriques et l’autre pour pouvoir observer les espèces qui se camouflent.

Ce n’est pas un hasard: l’Aquarium-Muséum de Liège a choisi la date du 1er avril pour inaugurer deux nouveaux bassins. En plus du clin d’œil au poisson d’avril, cette échéance permet évidemment de disposer de ces nouveautés pour les vacances de Pâques.

Il s’agit d’un aquarium pour les poissons électriques et d’un autre pour les espèces habituellement camouflées, qui ne s’offrent pas facilement à la vue des spectateurs. «Les poissons électriques se trouvaient déjà chez nous, mais n’étaient pas autant mis en valeur qu’ils le seront, tandis que pour l’autre aquarium, nous aurons quelques nouveautés, des espèces très intéressantes», explique le Dr Christian Michel, directeur de l’Aquarium-Muséum.

Le premier aquarium, un bassin de 270 litres, sera en particulier consacré aux poissons-éléphants et doté d’électrodes, qui capteront les signaux électriques émis par les poissons et permettront aux observateurs de les visualiser à l’aide d’une animation de sons et lumières.

Le «sens électrique» des poissons

«Dans la nature, certains poissons électriques émettent des décharges très fortes, pour écarter un nuisible ou assommer une proie par exemple. Nos poissons, par contre, utilisent l’électricité pour se guider, ce qui les rend très intéressants du point de vue scientifique», poursuit Christian Michel. Des petits signaux émis de façon régulière leur permettent de repérer des obstacles, des proies, de se diriger, de communiquer avec les congénères, etc.

Le second bassin, d’un volume de 900 litres, accueillera des espèces qui ne se laissent normalement pas observer facilement. L’idée ne consiste pas à les exposer abusivement, «mais un système de trompe-l’œil permettra au public de les voir, tandis qu’ils ne le remarqueront pas».

Certaines des espèces annoncées dans cet aquarium «sont bien connues pour d’autres raisons, comme une langoustine tout à fait intéressante», ou encore le turbot, la sole ou d’autres invertébrés et poissons. «Il n’est pas inutile de rappeler aux gens que ce ne sont pas que des aliments que l’on apprécie en entrée», sourit Christian Michel. Ils méritent autant que les autres leur place à l’Aquarium-Muséum, assurément.