MONS

Un système de vélos partagés bientôt en test à Mons

ShareABike, un système de vélos partagés bientôt testé à Mons
ShareABike, un système de vélos partagés bientôt testé à Mons-Illustration-Fotolia
ShareABike, c'est le nom d'un projet de système de vélos partagés, développé par l'UMons et l'Université de Namur. Le principe: proposer des vélos à la location, sans système de bornes, avec un cadenas connecté et géolocalisable. Une phase test va bientôt débuter.

Depuis plusieurs années, les systèmes de vélos en libre-service ont fait leurs preuves dans les grandes métropoles, à l'instar de Villo à Bruxelles qui a dépassé le million et demi d'utilisateurs en 2016.

Mais difficile pour les plus petites villes de se payer un tel système: elles n'ont pas les moyens d'installer un réseau de stations qui serait surdimensionné par rapport aux besoins et coûteux à l'entretien. Mais les vélos partagés pourraient malgré tout faire leur apparition, grâce à un système en phase finale de développement: ShareABike.

ShareABike, c'est un projet mené depuis deux ans et demi par les universités de Mons et de Namur. Son objectif est de concevoir un système de vélos en libre-service sans contrainte de stations. "L'idée est que l'utilisateur puisse laisser le vélo sur n'importe quel support fixe à l'intérieur d'un périmètre déterminé", explique Jean-Marc Godart, assistant de recherche à l'Université de Mons.

Comment ça marche? Le système est couplé à un cadenas électronique et une application pour smartphone qui permet de localiser le vélo disponible le plus proche. Une fois l'application téléchargée et le vélo le plus proche trouvé, on s'approche du cadenas avec son smartphone et on le déverrouille d'un simple "clic" sur le téléphone, via le bluetooth.

Une fois déverrouillé, on peut circuler n'importe où avec le vélo dans le périmètre déterminé, soit dans l'intramuros, sur la zone des Grands-Prés, du Grand-Large et sur les campus universitaires de la Plaine de Nimy et de la chaussée de Binche. Une fois arrivé à destination, on cadenasse le vélo sur un support fixe.

Qu'entend-on par support fixe? En priorité les racks à vélo disséminés dans le centre-ville, dans les campus...Au pire à un poteau si pas de racks à proximité. Quels sont les avantages de ShareABike? Le système offre beaucoup de flexibilité aux utilisateurs, qui peuvent laisser le vélo n'importe où dans un périmètre défini, mais il allège aussi la facture et la gestion pour les villes, qui ne doivent pas investir dans l'aménagement de bornes. Pour des communes de la taille de Mons, ce serait le système idéal.

 

Appel à volontaires

Avant sa mise en place éventuelle, ShareABike doit passer par une phase de test, de trois mois. Elle débutera le 15 mars à l'aide de 30 vélos loués pour l'occasion. Les vélos seront identifiable via un logo ShareABike à l'arrière. 

L'objectif est d'ajuster la technologie, de voir comment les utilisateurs réagissent, si le modèle de vélo convient, etc. L'UMons cherche une centaine de volontaires pour mener à bien cette phase-test. Il sera périodiquement demandé des feedbacks aux "cobayes" et un bilan à la fin de la phase de test. Pour se porter candidat, il faut avoir un smartphone avec connexion 3G ou 4G et être âgé de minimum 16 ans. 

Si ce le test est concluant, le système pourra être mis en place de manière définitive.

Intéressé ?

Inscrivez-vous sur www.shareabike.be jusqu'au 15 mars 2017. Vous serez conviés à une session d'information juste après la clôture des inscriptions. Des cadeaux seront offerts pour récompenser les participants.