LA LOUVIERE

Des impressions monumentales au Centre de la Gravure de La Louvière

Une oeuvre imprimée de 50 m², des lithographies sur des matériaux de bâtiment, une oeuvre itinérante et des oeuvres imaginées par 270 jeunes de toute la Fédération Wallonie-Bruxelles, c'est ce que propose actuellement le Centre de la Gravure et de l'Image imprimée à La Louvière.

Ce ne sont pas moins de 4 expositions que le Centre de la gravure et de l'image imprimée, installé à La Louvière, a inauguré ce weekend. Des expositions très différentes et qui s'adressent à plusieurs publics: les jeunes, les amateurs de folklore ou d'art contemporain. Petit aperçu de ce que le Centre de la Gravure réserve à ses visiteurs pour ce premier semestre de l'année.

Encore sous pression

Jusqu'au 7 mai 2017, le musée louviérois ouvre ses portes à  un artiste américain installé à Paris: Michael Woolworth. Une fois de plus serait-on tenté de dire. Car en plus de 30 ans de carrière, le musée et l'artiste ont eu l'occasion de collaborer ensemble plusieurs fois. Cette exposition, intitulée Encore sous pression, se veut être une sorte de best of de l'artiste, et des collaborations qu'il a menées au gré des artistes qui travaillaient dans son atelier.

Parmi les pièces monumentales que l'on peut voir, il y a une fresque géante de 90 scènes consacrées à Don Quichotte, oeuvre d'un Chilien obsédé par le personnage. Mais aussi un "tapis" lithographié sur 84 pièces de plâtre  imprimé sur des plaques de 10 mètres de long montrant que l'artiste parisien et sa bande ne reculent devant rien. Cette oeuvre a été façonnée pour Le Louvre et exposée là-bas, quand le musée s'ouvrait à l'art contemporain.

 "A l'heure où la production l'emporte trop souvent sur la prise de risque, marché de l'art oblige, à l'heure où la standardisation met un frein à la rareté e à l'exceptionnel, mondialisation oblige, l'atelier Michael Woolworth peut être considéré comme un lieu de résistance", estime la directrice du musée Catherine de Braekeleer. 

Répartie sur deux étages, les pièces monumentales en bas, les oeuvres moins volumineuses en haut, l'exposition vaut le détour: outre mettre en valeur des oeuvres d'art inhabituelles, elle s'attache également à expliquer le processus de création, en montrant ses étapes, mais aussi les erreurs et les corrections. Notre coup de coeur chauvin ira pour le Belge de la bande: Brecht Evens, et sa Mappemonde de la Poésie lyrique aux airs de miniatures persanes.

Curiosité graphique

En lien étroit avec cette première exposition, on retrouve Oeillade # 1 Curiosités graphiques. Le principe? 5 artistes ont été invités à travailler spécifiquement sur un support, un rideau de 3X5 mètres. L'idée est de faire exister des oeuvres d'art en dehors des lieux conventionnels de l'art. Le rideau pourra être installé à la fenêtre d'une chambre d'hôtel, face imprimée vers la rue et les passants, dans un centre commercial, un hall de gare...

L'objectif: interpeller le public et questionner sur l'accès à l'art. A La Louvière, le rideau imprimé est installé au musée de façon à être visible depuis la rue.

Bouge-toi pour ta planète!

Enfin, le Centre de la gravure accueille aussi des jeunes artistes amateurs: des jeunes âgés de 15 à 25 ans qui ont participé au 6e concours d'images numériques. A savoir des images créées en utilisant un processus numérique ou utilisant des procédés comme le dessin, la photo, le graphisme...Tous les deux ans, la Fédération Wallonie-Bruxelles organise ce concours avec un thème différent à chaque fois. Cette année, il s'agissait du réchauffement climatique. Les jeunes participants étaient invités à réfléchir à la problématique de manière positive: il est encore temps de guérir la planète, indiquait le sous-titre de l'exposition. Non, non, n'y voyez pas l'influence du documentaire Demain...

Au total, ce sont les oeuvres de 270 participants de toute la Fédération Wallonie-Bruxelles qui sont exposées. 6 lauréats ont été sélectionnés, trois dans chaque catégorie d'âge: de 15 à 18 ans et de 19 à 25 ans. Il y a de tout: c'est pour le meilleur et pour le pire...

C'est au coeur de cette exposition que l'on retrouve les 58 affiches proposées dans le cadre du concours d'affiche pour les carnavals de La Louvière.

En pratique

Expositions visibles jusqu'au 7 mai 2017 au Musée de la Gravure et de l'Image imprimée, Rue des Amours 10, 7100 La Louvière. www.centredelagravure.be

A noter que deux rencontres sont organisées avec Michael Woolworth, dans le cadre de l'exposition Encore sous pression le 20 mars, à destination des étudiants des écoles supérieures d'art. Une visite de l'atelier à Paris est également prévue le 29 avril. Renseignements au 064 27 87 21.