SOCIÉTÉ

Les éboueurs et leurs «dringuelles», ce qu’il faut savoir

Les éboueurs risquent bien de frapper à votre porte pour souhaiter les bons vœux.  Une tradition     qui est localement réglementée (ou pas). Après, c’est à votre bon cœur...  Mais gare aux escrocs.
Les éboueurs risquent bien de frapper à votre porte pour souhaiter les bons vœux. Une tradition qui est localement réglementée (ou pas). Après, c’est à votre bon cœur... Mais gare aux escrocs.-EdA Philippe Labeye

Comme chaque année, les éboueurs s’apprêtent à collecter les «dringuelles», une tradition qui est de plus en plus en réglementée. Pas de manière générale, mais plutôt «chacun dans son coin». Avec une marge de tolérance. Et puis, gare aux faux éboueurs...

C’est une vieille tradition: comme chaque année en cette période, les éboueurs et représentants d’autres corps de métiers viennent frapper à votre porte pour souhaiter les bons vœux et quémander quelques piécettes.

Mais voilà, la tradition est de plus en plus en réglementée. Et on ne fait plus ce qu’on veut comme on veut, loin de là, même si la tolérance reste malgré tout de mise. L’idée est d’éviter les abus bien sûr, mais aussi de protéger le particulier d’éventuels escrocs déguisés en faux facteurs. Enfin, dans certaines communes, la collecte des étrennes est carrément interdite. Par souci d’égalité entre employés ou pour des raisons plus techniques, comme, par exemple, un marché public de collectes de poubelles intégrant l’interdiction de telles pratiques ...

Le facteur ne peut pas demander mais peut recevoir

En pratique donc, comment cela se passe? «En réalité, il n’y a pas de règle générale indique Michel l’Hoost, porte parole de l’Union des Villes et Communes de Wallonie. Chaque commune, chaque organisme, chaque intercommunale règle cette pratique comme elle l’entend.»

Du côté de Bpost, on indique ainsi que les facteurs ne peuvent pas, d’initiative, demander une étrenne. « Un facteur ne peut pas frapper à une porte et demander des étrennes. En revanche, si un particulier souhaite donner spontanément quelque chose à son facteur, celui-ci peut l’accepter, explique Barbara Van Speybroeck, porte parole de Bpost. On estime que cela fait partie de la relation personnelle entre le facteur et le particulier.»

Jours à respecter

En province de Namur, les 185 éboueurs du BEP pourront récolter les étrennes sur les 38 communes de la province. «Mais pas n’importe quand, précise Ingrid Bertrand, porte-parole du BEP. Ils peuvent passer chez les particuliers depuis le 15 novembre et jusqu’au 15 janvier, tous les jours sauf le dimanche, et jusqu’à 18h30 au plus tard. Exception pour la commune de Somme-Leuze où la collecte est autorisé du 15 décembre au 15 janvier. En outre, chaque homme doit porter un badge d’identification. »

Même topo du côté de l’ICDI, où environ 130 hommes arpenteront les rues de 14 communes pour offrir le calendrier des collectes et en profiter pour souhaiter les bons vœux. «Mais donner le calendrier n’est absolument pas conditionné au fait de donner des étrennes» , précise un responsable des collectes de l’ICDI. Là aussi, chaque homme sera en tenue de travail et disposera d’une pièce l’autorisant à récolter les étrennes.»

On notera que les policiers ne peuvent ni demander ni accepter d’étrennes. «Cela irait à l’encontre des règles de déontologie» lit-on

Enfin, rappelons que le particulier est totalement libre de donner quelque chose, tout comme il est libre de refuser.