POTTES

Une meute de chiens inquiétante à Pottes

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Illustration-EdA
Des chiens malamutes ont croqué des pigeons, à Pottes. Les propriétaires des animaux l'admettent.

La présence d'un élevage de chiens malamutes et surtout le fait qu'ils sortent de leur enclos a provoqué un sentiment d'inquiétude auprès de quelques riverains de la rue d'Helchin à Pottes. Pour ceux qui ne connaissent pas, le malamute, c’est un chien du grand Nord, un peu plus grand que le husky, plus rustique, plus costaud mais moins rapide.

Ce week-end, deux femelles se sont échappées de l’élevage et se sont introduites dans une volière attenant à un pigeonnier. Elles y ont fait un carnage : une quarantaine de pigeons ont été retrouvés morts ou blessés. Plusieurs lapins également. Parmi les pigeons tués, figuraient quelques « champions » reproducteurs dont la valeur est élevée. Le préjudice financier mais aussi moral reste à chiffrer.

Les propriétaires de l’élevage ne contestent pas les faits. Ils ne cherchent donc pas à se dérober. « Nous sommes désolés. J’ai fait tout de suite une avance de 250 € et  notre assurance interviendra. » dit Marie Dewaele, dont nous avions d’ailleurs présenté les activités voici quelques années.

Les voisins disent craindre que plusieurs malamutes de la meute aient acquis l'instinct de tuer et soulignent le fait que de nombreux enfants habitent à proximité. Ils en appellent donc à la responsabilité de l'éleveur pour prendre toutes les mesures nécessaires pour supprimer le risque et les nuisances.

« Evidemment qu’on va revoir les grillages. Mais si je reconnais que les malamutes ont  un instinct de chasseur et que les mères apprennent à chasser  à leurs chiots, les gens se trompent quand ils imaginent que des malamutes pourraient s’en  prendre à des humains et spécialement à des enfants. Ca n’est jamais arrivé. De la même façon qu’ils ont l’instinct de chasse, ils ont intégré que l’homme est leur partenaire. Ce sont des chiens de travail depuis toujours. »

Actuellement, l’élevage compte cinq adultes dont deux femelles. Et il reste deux chiots sur les cinq nés cette année. C’est moins que par le passé (le maximum a été onze adultes et quinze chiots). 

 

  

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