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Attentats, Alain Delon, Jean-Luc Godard: les mémoires de Jean-Paul Belmondo

Jean-Paul Belmondo fait toujours la une des journaux.
Jean-Paul Belmondo fait toujours la une des journaux.-Reporters

À quelques jours de la sortie de ses mémoires, «Mille vies valent mieux qu’une», Jean-Paul Belmondo se livre sur sa relation avec Alain Delon notamment. Et il donne aussi son opinion sur l’actualité.

C’est ce 7 novembre que doivent (enfin) sortir les mémoires (officielles) de Jean-Paul Belmondo. A cette occasion, l’acteur a clarifié ses relations avec Alain Delon, mais pas seulement...

Ainsi, dans une interview accordée au magazine «Le Point», «Bébel» a notamment donné son point de vue sur les attentats et la crise financière qui ont changé le mode de vie des Européens.

«Jamais je n’aurais pu imaginer, quand je repense à cette France gaie que j’ai connue, que la situation dégénérerait ainsi», explique le comédien. «Nous, on sortait de la guerre, il y avait de l’insouciance, la joie d’avoir retrouvé la liberté, se souvient le comédien. Aujourd’hui, les conditions sont plus dures. Les attentats, le chômage, la crise financière, quand votre avenir vous inquiète, il est plus difficile de vous réjouir du présent. Mais il faut rester optimiste, profiter de la vie.»

Invitant les Français à «rester courageux», Jean-Paul Belmondo en profite pour féliciter les policiers, une corporation qu’il ne portait pourtant pas dans son cœur il y a quelques années. «Ils ne m’ont pas épargné, explique-t-il. Je vous rappelle que je suis tombé dans le coma en 1966 à la suite d’un coup de matraque. Que je leur ai fait un procès où il y a eu un non-lieu. Ils m’en ont longtemps voulu. Pour les amendes, ils ne me loupaient pas.» Un temps aujourd’hui résolu: «Je suis derrière eux. Je suis pour les flics.» Les politiciens, par contre, en prennent pour leur grade...

«Ces gens-là vivent dans leur bulle, dans leur monde, estime Jean-Paul Belmondo en parlant des politiciens. Ils ne vont pas voir le «populo», ils restent terrés derrière leur bureau et, s’ils font une sortie, évidemment, le terrain est préparé, ils évitent le contact avec la réalité.» Un souhait? «Qu’il y ait un véritable changement», avec «des politiques plus jeunes».

«Avec Delon, on nous opposera tout au long de nos vies»

Plus léger, le comédien évoque surtout ses relations avec le show-business dans ses mémoires. Parmi les grands noms qu’il évoque, il y a bien sûr Alain Delon, son «meilleur ennemi». «Entre nous commence une amitié qui ne s’est jamais tarie, écrit-il. On nous opposera tout au long de nos vies, cherchant à créer une adversité dont la légende pourrait se nourrir. En fait, nous sommes proches, en dépit d’une divergence évidente d’origines sociales. Son enfance a été aussi triste, pauvre et solitaire que la mienne a été joyeuse, bourgeoise et pleine d’amour.»

Evoquant aussi son enfance pendant laquelle son frère et lui «craignent d’êtres incapables de suivre l’exemple» de leurs parents modèles (le sculpteur Paul Belmondo et l’artiste-peintre Sarah Rainaud-Richard, NDLR), «Bébel» sait aussi se faire moins sérieux lorsqu’il parle de sa première rencontre avec le réalisteur Jean-Luc Godard - «Il m’invite à tourner dans sa chambre. J’ai cru qu’il était homosexuel, mais ma femme m’a convaincu d’y aller» - ou ses délires avec Jean-Pierre Marielle.