EURO 2016

L’histoire se répète : en 2000, une faute de main envoyait la France en finale

L’histoire aime se répéter: le scénario de la demi-finale d’hier rime avec France-Portugal en 2000, au même stade de la compétition.

Qu’est-ce que ce penalty fait mal aux Allemands (et, admettons-le, aux Belges naturellement jaloux)! La Mannschaft a été crucifiée après avoir largement mené les débats de la première mi-temps. Mais le penalty se siffle sur une situation de jeu et non sur la tendance d’un match, et Schweinsteiger avait bien touché la balle de la main. Griezmann transforme le coup de pied de réparation et lance la France sur la route de la finale de son Euro.

L’histoire se répète : en 2000, une faute de main envoyait la France en finale
Le tournant du match: juste avant la mi-temps, ce geste de Schweinsteiger offre un penalty à la France. Reporters / Imago Sport

En 2000 aussi, un penalty a fait coulé beaucoup d’encre, juste après avoir été transformé par le golden boy français de l’époque, un certain Zinedine Zidane... Le 28 juin dans notre stade Roi Baudouin, les Bleus champions du monde (Deschamps, Zidane, Henry, Trezeguet, Pirès, Anelka, ...) affrontaient le Portugal de Figo.

Menés dès la 19e minute (Nuno Gomes), les Bleus ont dû compter sur un Zidane en état de grâce pour revenir, et Henry égalisait à la 52e minute. Les deux équipes se neutralisent et les prolongations se dessinent: le but en or désignera le vainqueur, qui affrontera l’Italie en finale. À la 117e minute, Trezeguet et Wiltord foncent vers le but de Canizares, et l’envoi de Wiltord est dévié. La phase est confuse: beaucoup croient que le tir a été dévié par le poteau. Mais l’arbitre assistant a vu une faute de main d’Abel Xavier. La suite est connue: Zidane marque le but en or sur penalty.

Cette phase hante le défenseur portugais aujourd’hui encore, et il clame depuis 16 ans que s’il a bien touché le ballon de la main, c’était involontaire, et que «dans d’autres circonstances, ce penalty n’aurait pas été sifflé». Dans sa course, le contact avec balle était accidentel, se défend le Portugais, désormais sélectionneur du Mozambique, sa deuxième nation.

À 16 ans d’écart, un penalty transformé par le chouchou des supporters envoie les Bleus en finale. Deux demi-finales qui ont basculé ou fini en faveur de la France sur un détail. Dimanche, l’équipe de Didier Deschamps voudra continuer sur cette voie qu’il a lui-même empruntée en tant que capitaine. Le Portugal de Ronaldo, lui, voudra venger celui de Figo.