La prison de Namur : une bombe à retardement

La prison de Namur : une bombe à retardement

Si le gouvernement fédéral ne bouge pas, on va vers l’émeute, disent les syndicats. BELGA

L’étincelle a été allumée: les gardiens redoutent la déflagration. Et annoncent que la grève ira au finish.

Ils refusent de donner leur nom, d’être pris en photo. Mais ces hommes et femmes qui travaillent quotidiennement à la prison de Namur tiennent un même discours: les choses vont mal. La grève qui se tient depuis mardi dernier est un signal au gouvernement fédéral. Les rabais faits dans le personnel ne sont pas de nature à assurer la meilleure sécurité. On est passé de 151 à 133 collaborateurs, pour 200 détenus.

Les chiffres sont là, mais la réalité de terrain est précise: le manque devient criant. Et c’est pour dénoncer ces manquements que l’équipe a décidé de fermer la porte. « Cela devient chaud. » Et la température montante, l’été arrivant, créent une tension physique supplémentaire. La violence pourrait arriver. Plus de préaux, des douches tôt le matin, pas de parloir.

Les Namurois n’ont pas conscience du brasier qui s’installe. Un gréviste nous dira: «Et si on lâchait les fauves dans le centre?»

Reportage complet à lire ce mardi 3 mai dans L’Avenir, sur tablette, smartphone ou PC