SANTÉ

Cigarette électronique : l’avis des utilisateurs pour réécrire l’arrêté

Il ne faut pas être plus dur avec l’e-cigarette qu’on ne l’est avec le tabac, alors que celui-ci est bien plus dangereux pour la santé, plaide l’Union Belge de la Vape.
Il ne faut pas être plus dur avec l’e-cigarette qu’on ne l’est avec le tabac, alors que celui-ci est bien plus dangereux pour la santé, plaide l’Union Belge de la Vape.-Reporters/Science and Photo

L’Union Belge de la Vape, représentante des utilisateurs de cigarettes électroniques, a été reçue au cabinet de la ministre de la santé. «Notre avis sera entendu» pour réécrire l’arrêté sur la fabrication et le commerce, dit son président.

L’Union Belge pour la Vape (UBV), toute récente ASBL (elle a été créée le 25 mars) qui se donne pour objectif de «défendre et promouvoir la vape ainsi que d’apporter au besoin des éléments d’information et de la formation» a rencontré un membre du cabinet de la ministre de la santé hier.

Objectif de cette entrevue? Être associé à la réécriture de l’arrêté royal relatif à la fabrication et à la mise en commerce des cigarettes électroniques.

Le 11 avril dernier, le Conseil d’État avait en effet suspendu cet arrêté après avoir été saisi par deux fabricants d’e-cigarettes.

«Le conseiller de la ministre De Block a entendu notre point de vue, indique Tanguy Doucenet, le président de l’UBV. Il a ouvert la porte au fait que nous puissions être associés à la réécriture de cet arrêté ou, en tout cas, à ce qu’on puisse donner notre avis.»

Globalement, l’avis de l’association est qu’il faut veiller à ne pas pénaliser l’e-cigarette comme c’était le cas avec l’arrêté suspendu. Notamment avec une redevance de 4 000€ pour tout nouveau produit, arôme ou autre élément de l’e-cigarette, alors que la redevance pour les produits du tabac est de 125 euros, indique Tanguy Doucenet.

«Il n’est pas normal qu’un outil qui permet de remplacer le tabac et qui, selon de nombreuses études, diminue le risque santé de 95% soit traité plus durement que la cigarette.»

Aucun calendrier pour les concertations au sujet du nouvel arrêté n’a encore été fixé. «Mais on nous a dit que la réécriture prendrait plusieurs mois.»