BRUNEHAUT

Les possibles gelées inquiètent aux Vergers de Brunehaut

Le gel annoncé ce week-end sème la panique chez les responsables des Vergers de Brunehaut. Les éoliennes vont être mises en route.

Ce week-end, une importante perturbation climatique est annoncée sur le territoire belge. Les températures vont chuter à cause d’un air polaire. Du côté du SPW, on se prépare déjà activement à contrer cette situation: «Nous mobilisons les moyens humains pour effectuer un épandage si nécessaire. Nous resterons attentifs à l’évolution sur nos 52 stations-météo réparties sur l’ensemble du territoire wallon».

Mais les membres du service public ne seront pas les seuls à scruter attentivement le ciel mais surtout la température du sol. Les responsables de vergers et les agriculteurs vont certainement vivre un week-end très stressant. «On annonce d’importantes gelées, se désole Sébastien Dewaele des Vergers de Brunehaut. Cela pourrait être catastrophique si elles sont importantes. Comme la météo a été trop clémente en fin 2015 et en début d’année, la croissance des fleurs a pris plusieurs semaines d’avance. La plupart des bourgeons sont éclos ou sur le point de le faire. Si les fleurs prennent un coup de froid, c’est terminé… La récolte serait foutue… »

Des solutions très coûteuses

Heureusement, il existe une solution pour arranger le problème. «En 1999, nous avons installé deux éoliennes afin de couvrir la grosse majorité de nos plantations. Le principe est assez simple. Comme l’air est plus chaud à 15 mètres de hauteur, nous le brassons afin de le renvoyer vers le bas pour qu’il réchauffe le sol. Toutefois, ce remède ne fonctionne que pour une température de moins deux degrés maximum ».

Si la gelée est plus forte, il y a encore des remèdes. Mais ils coûtent tellement cher qu’ils sont presque impossibles à envisager. «On pourrait arroser l’ensemble du verger en continu avec une eau à trois degrés. Cela permettrait de créer une enveloppe de glace autour du bourgeon. Quand l’enveloppe se crée et quand elle se dégèle, cela provoque une réaction qui réchauffe la fleur. Mais vous imaginez le coût que cela engendre…

L’autre possibilité reste d’allumer de grosses bougies au pied de chaque arbre. Mais avec près de 40 000 plants, je peux déjà commencer maintenant pour arriver au bout», préfère en rire notre interlocuteur.

Une alarme dans la chambre

Ce qui le fait moins sourire par contre, c’est qu’il va passer son week-end à l’affût sur les sites de météorologie. «Nous sommes abonnés à plusieurs portails qui nous permettent d’avoir des indications très précises et quasi minutées.

Nous possédons aussi notre propre station-météo. Elle est directement reliée à une alarme qui donne dans notre chambre. Si le mercure passe sous les zéros, nous serons réveillés afin d’aller vérifier l’ensemble des thermomètres. À partir de là, nous pourrons envisager certaines solutions. Nous ne pouvons donc que croiser les doigts pour que les gelées ne soient pas trop fortes ».