CULTURE

Le MIMA ouvre à Molenbeek: comprendre ce «musée 2.0» en 4 mots

Cette chapelle street-art, éphémère travail de la New-Yorkaise Maya Hayuk, marque bien la philosophie du MIMA.
Cette chapelle street-art, éphémère travail de la New-Yorkaise Maya Hayuk, marque bien la philosophie du MIMA. -EdA - J. R.

C’est un événement. D’abord, il y a un nouveau musée d’art contemporain à Bruxelles. Hors de tout circuit officiel. Ensuite, cet iconoclaste et très urbain MIMA s’ouvre à Molenbeek. Le symbole, tagué en fluo sur les murs de l’ancienne brasserie Belle-Vue, est fort au-delà du Canal.

La lumière colorée, presque palpable, filtre à travers les fenêtres. Tombant d’un puits dans le toit, ses rais tressent sur le parquet de bois clair des entrelacs jaunes, roses et bleus. La teinte des murs se dérobe à notre perception, altérée par les flux lumineux.

Nous ne sommes pas dans une cathédrale, au transept baigné de vitraux gothiques. Mais ce hall postindustriel aux murs de tartan baveux, superpositions d’aplats fluos, peut revendiquer se voir consacrer chapelle street-art. On le doit ...