SCIENCES

Le NOMAD belge a décollé avec succès vers Mars

L'instrument scientifique NOMAD (Nadir and Occultation for Mars Discovery), conçu et fabriqué par l'Institut royal d'aéronomie spatiale de Belgique (IASB), s'est envolé ce lundi à 10h31 vers la planète rouge à bord du satellite Trace Gas Orbiter (TGO), pour la première partie de la mission ExoMars.

Le satellite se mettra en orbite autour de la planète. L'instrument NOMAD permettra de cartographier l'atmosphère de Mars à la recherche de différents gaz et traces de vie.

Le lancement a été effectué avec succès depuis la base spatiale de Baïkonour au Kazakhstan.

NOMAD (Nadir and Occultation for MArs Discovery) a été conçu et testé par l’Institut royal d’Aéronomie Spatiale de Belgique (IASB), qui s’est entouré de partenaires industriels, dont le principal est OIP, une entreprise basée à Audenarde. L’outil a été financé par la politique scientifique fédérale (Belspo).

L’instrument se compose de trois différents canaux de spectrométrie. Deux d’entre eux sont sensibles aux longueurs d’onde de l’infrarouge. Le troisième, fabriqué par la société nivelloise Lambda-X, a été conçu pour mesurer le spectre électromagnétique de l’ultraviolet à des longueurs d’onde visibles (200-650 nm) et tient véritablement dans la main (poids total: 937,5 g). Ce petit module Uvis offre deux modes d’observation qui correspondent à deux angles de vue. Le premier pointe vers le Soleil pour effectuer des mesures d’occultation solaire tandis que le second recueille la lumière du Soleil réfléchie par la surface et l’atmosphère de Mars. Il doit détecter et fournir des informations sur plusieurs molécules remarquables dans l’atmosphère martienne (comme le méthane, l’ozone, l’acide sulfurique,… ), même en faible concentration, et permettra de cartographier leur position.

«Ce type de missions permet de mettre en évidence la force de nos instituts scientifiques», estime René Delcourt, président de Belspo. «La mission ExoMars a deux objectifs. L’un, technologique, pour prouver que l’Europe est capable de faire atterrir quelque chose vers Mars et un autre, scientifique, avec l’étude de l’atmosphère de Mars», complète Ann Carine Vandaele de l’IASB. Le voyage de la sonde en direction de Mars devrait durer sept mois. Un second volet d’ExoMars, prévu pour au plus tôt 2018, consistera à l’envoi d’un robot d’exploration de la planète rouge.

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