MUSIQUE - SESSION ACOUSTIQUE

Live buzz avec Dalton Telegramme : il était une fois quatre fake cow-boys

Dalton Telegramme, c’est l’histoire de quatre gars qui ont façonné un son bien à eux, sur un premier album qui fait voyager.

Avant ce premier album, Sous la fourrure, la formation liégeoise a publié deux EP, La Cavale et La Planque. Deux essais remarqués, boostés par deux jolis prix, celui du concours Du F. dans le texte qui leur a offert une belle vitrine chez nous. Ainsi que le prix des Talents Acoustic de TV5 Monde qui leur a ouvert des portes dans d’autres pays francophones.

Mais pour eux, ces deux EP, ont surtout été deux essais tout court : « Le premier, nous a permis de savoir avec qui on voulait enregistrer et le second, qu’on ne voulait pas quelque chose de trop produit pour l’album, détaille Quentin Maquet, chanteur et guitariste de Dalton Telegramme. Là pour l’album, on a trouvé le son, le style qu’on voulait, avec l’expérience live de tous les concerts qu’on a faits en cinq ans ».

Et ce son, il est assez typé. De leur curiosité pour les instruments moins classiques comme le banjo, la guimbarde, l’harmonica, le ukulélé ou la contrebasse et d’un voyage au Québec, ils ont mélangé les influences pour produire une musique folk teintée de bluegrass, de country, de blues, une musique de western dont ils revendiquent les clichés : « C’est un peu l’Amérique fantasmée, celle qu’on imagine au travers de l’œuvre d’Uderzo ou de Gainsbourg. Mais quelque chose de léger. De la musique de western jouée par des cow-boys fake », analyse Quentin Maquet.

Le premier titre de cette session acoustique, Évidemment, ci-dessus, est tiré de leur dernier album.

 

«

C’est un peu l’Amérique fantasmée, celle qu’on imagine au travers de l’œuvre d’Uderzo ou de Gainsbourg

»


Et une Amérique toujours en français, « Parce que le français, c’est naturel pour nous, depuis qu’on fait de la musique ensemble. On a un vrai goût pour la chanson », disent-ils. Ils citent des références comme Nino Ferrer ou Dutronc. Mais comme ils n’ont pas peur du mélange des genres, ils parlent aussi de groupes comme Calexico.

Ça donne douze chansons courtes et efficaces, 40 minutes de musique sombre et festive à la fois avec des textes parfois ironiques, mais toujours très second degré.

Deuxième titre : Réveil matin, de leur premier album :

 

Quant au titre, Sous la fourrure, « Il correspond bien à l’esprit dans lequel on a enregistré cet album : dans un studio isolé au milieu des Ardennes. C’était très roots, très naturel », avec Seb Martel (M, Camille,…) à la réalisation.

Dernier titre : Même si, c'est un inédit qui figurera sur le prochain album du groupe :
 

 

Dalton Telegramme, « Sous la fourrure », Freaksville Record. En concert le 17 mars au Rideau Rouge à Lasnes, le 19 mars au Up Festival à Liège, le 1er?avril au Festifeu à Etalle et le 26 mai au Reflektor à Liège.

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Photo : © Véronique Malmendier