Fédération Wallonie-Bruxelles - Les centres culturels devront sans doute auto-financer la revalorisation qu'ils attendent

Le refinancement de la centaine de centres culturels actifs en Fédération Wallonie-Bruxelles devra essentiellement se faire via une optimalisation des moyens aujourd'hui affectés à ce secteur, a jugé jeudi la ministre de la Culture, Joëlle Milquet, en commission du Parlement.

Interrogée par le député Olivier Maroy (MR, opposition) sur la mise en oeuvre du décret de 2013 redéfinissant les conditions de reconnaissance et de subvention des centres culturels, Mme Milquet a reconnu ne pas disposer des moyens nécessaires vu les contraintes budgétaires qui pèsent sur la Fédération.

"Je dois de dire la vérité au secteur. Ce décret (rédigé par l'ancienne ministre socialiste de la Culture, Fadila Laanan, ndlr) a été voté sans le moindre euro de financement", a-t-elle déploré.

"Pour mettre en oeuvre ce texte, il faut 5 millions d'euros. Mais aujourd'hui, je ne les ai pas!"

En attente d'un refinancement depuis longtemps, les centres culturels de Bruxelles et Wallonie bénéficient aujourd'hui collectivement de quelque 25 millions de subsides sur base annuelle.

Sans écarter formellement une hypothétique augmentation budgétaire dans les années à venir, la ministre a plutôt défendu jeudi une "revalorisation" du secteur par une réorganisation et une optimalisation de ses dépenses actuelles.

"Il peut y avoir refinancement par une mutualisation des dépenses entre centres culturels, notamment en frais de gestion du personnel, de marchés communs, et ce sans mettre à mal leur activité culturelle", a-t-elle défendu. Des fusions de directions pourraient notamment être encouragées prochainement.

"Ce secteur a besoin de perspectives!", a exhorté M. Maroy dans sa réplique, tout en évoquant une réduction du nombre de centres culturels en Fédération.

"Autant de centres culturels, est-ce bien tenable?", a-t-il ainsi lancé.