ÉCONOMIE

L’université de Mons va cultiver du corail

Les coraux n’occupent que 1% du col marin mais servent d’habita à 25% de la vie marine. Ils osnt essentiels à la biodiversité, d’où l’intérêt de pouvoir les reproduire. Reporters/DPA
Les coraux n’occupent que 1% du col marin mais servent d’habita à 25% de la vie marine. Ils osnt essentiels à la biodiversité, d’où l’intérêt de pouvoir les reproduire. Reporters/DPA-Reporters/DPA

Après avoir lancé une spin off sur la culture du concombre des mers et celles des algues, l’université de Mons va prochainement s’attaquer à la culture du corail… Avant de s’attaquer aux crabes de mangrove.

La culture de coraux est à l’horizon 2016 pour l’université de Mons. Elle s’inscrit dans une collaboration avec Madagascar qui a commencé en 1997 par l’holothurieculture: la culture des concombres de mer. «Aujourd’hui, on a une industrie qui emploie plus de 100 personnes qui travaillent. Il y a 300 familles de pêcheurs qui les élèvent dans des enclos dans la mer, ils deviennent des espèces de fermiers de la mer.» explique le Professeur Igor Eeckhaut, qui dirige le service. «Ça leur permet d’avoir des ressources collectives par rapport à la pêche.

L’holoturie

L’université de Mons va cultiver du corail -- L’holoturie est mieux connu sous le nom de concombre de mer. C’est un animal marin cousin de l’étoile de mer ressemble un peu à un boudin, un concombre. Cet animal s’exporte en Chine, où il est un plat apprécié.

Cette spin off a 18 ans, mais la collaboration entre UMons et l’université de Tuléar à Madagascar se poursuit: «Il y a des échanges au niveau de la recherche: il y a deux doctorants de Madagascar ici, des doctorants belges à Madagascar, des stages, des mémoires…»

Les collaborations se poursuivent aussi avec les villageois: «On est toujours à la recherche d’aquaculture qui a un aspect social, qui se répercute sur des populations défavorisées, et un aspect écologique, dans le sens que ça ne va pas être polluant pour l’environnement.» Objectif atteint avec l’aquaculture de concombres des mers, puisque les concombres de mers grandissent en mangeant des sédiments.

Les algues, les coraux, les crabes

L’université de Mons va cultiver du corail -- Il y a entre 5 et 8 ans, l’université de Mons a développé l’algoculture. «Les villageois mettent des boutures d’algues sur des cordes. Cela devient des espèces de grosses salades qu’ils récoltent. Ils les font sécher, et les exportent vers l’Europe. On en extrait le carraghénane. On le trouve dans tout ce qui est liant alimentaire: les pâtes, les dentifrices… Cela part dans l’industrie agroalimentaire.»

La corailliculture a commencé quant à elle il y a quatre ans, et est encore actuellement à l’état de projet de recherche, financé par la coopération universitaire au développement. «Le but est de voir la faisabilité biologique, économique et social. On fait faire des boutures aux villageois et on regarde comment ils réagissent par rapport à cette technique. Et on regarde si c’est économiquement rentable ou pas.

Cultiver les coraux

L’université de Mons va cultiver du corail -- C’est le principe de la bouture: «On prend un petit morceau de corail. À partir de cette bouture, on obtient un gros morceau de corail, un peu comme on le fait avec les algues. En six mois, on obtient des plants qui seraient utilisables pour l’aquariophilie.» Selon Igor Eeckhaut, on peut créer des sociétés de corailliculture, mais de petite taille: «Ça n’atteindra jamais la taille du marché de l’algoculture ou de l’holothurieculture.» Le corail est un marché de masse destiné aux aquariums européens et américains.

À côté de ces projets, depuis 8 ans, les professeurs de biologie marine de Mons, Liège, Louvain-la-Neuve et Bruxelles participent à une formation d’écotourisme tourné vers la mer. Un nouveau marché pointe le bout de son nez: celui des crabes de mangrove. L’université de Mons va cultiver du corail --

«Les Chinois sont très friands de ces crabes. Et depuis quatre ans, ils ont débarqué dans toute l’Afrique et plus particulièrement à Madagascar pour faire une razzia sur ces organismes-là.» Cette espèce est un organisme-clé, c’est pourquoi l’université de Mons a commencé il y a un an à mettre au point la première écloserie de crabes de mangrove… ou une «nurserie pour bébés crabes», qui seraient produits par les villageois.