BRUXELLES

Ils sont contre les poubelles connectées au web du piétonnier

Ils sont contre les poubelles connectées au web du piétonnier

Les poubelles installées par la Ville de Bruxelles, comme ici sur le campus de Berkeley, permettent de compresser les déchets pour atteindre jusqu’à 600 litres à la place de 125. Facebook/BigBelly

Huit associations ne veulent pas des poubelles dites «intelligentes» prévues sur le Piétonnier entre autres. Ils s’insurgent contre la pollution électromagnétique qui résulterait de cette technologie reliée au web.

Huit associations ont adressé une lettre ouverte au conseil communal de Bruxelles s’insurgeant contre l’augmentation de la pollution électromagnétique dans la ville, indiquent-elles jeudi dans un communiqué. «La Ville a récemment décidé d’installer des dispositifs émetteurs de champs électromagnétiques supplémentaires dans les poubelles, ainsi que des bornes Wifi dans l’espace public», relèvent les associations citoyennes, qui s’inquiètent de l’impact de ces initiatives sur la santé.

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L’ASBL Respire, Beperk de straling, grONDES, le Syndicat des locataires, l’Association pour la reconnaissance de l’électro hypersensibilité, le comité Tervueren-Montgomery, le comité Sainte Famille et l’École numérique sans ondes Wifi soutiennent que «Bruxelles doit rayonner, mais pas des ondes électromagnétiques nuisibles».

En janvier 2014, la Région de Bruxelles-Capitale a revu à la hausse la norme de rayonnement électromagnétique pour permettre le développement de la 4G. La limite est passée de 3 V/m, le seuil recommandé par le Conseil supérieur de la santé, à 6 V/m.

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Depuis, la Ville de Bruxelles a décidé de consacrer 150.000 euros à des «poubelles intelligentes» connectées à l’internet sans fil, déplorent les huit associations. La Ville et la Région envisagent également d’installer le Wifi sur les places et dans les stations de métro. «Les risques seront multipliés pour tous les Bruxellois(e)s, y compris les enfants», met en garde le communiqué.

Les signataires demandent aux élus bruxellois d’arrêter ces deux initiatives et d’expliquer comment ils comptent mettre en œuvre le principe de précaution.