ESPLECHIN

Éoliennes : permis annulé à Esplechin

Les éoliennes des «Quatre-Chins», à Esplechin: c’est reparti pour un tour…
Les éoliennes des «Quatre-Chins», à Esplechin: c’est reparti pour un tour…-Com.

Le Conseil d’État vient de casser l’arbitrage ministériel qui était pourtant favorable aux éoliennes des «Quatre-Chins».

C’est reparti pour un tour! Le dossier des éoliennes d’Esplechin est maintenant sur le bureau du ministre Carlo Di Antonio… à l’issue de sept ans de procédure. Le Conseil d’État vient effectivement d’accéder à la requête de la ville de Tournai et annule le permis délivré pour l’implantation et l’exploitation d’un parc de six éoliennes, au lieu-dit «Quatre-Chins» situé au nord du village d’Esplechin et à proximité de la frontière française.

On se souviendra que le dossier avait été confronté à moult écueils tout au long de la procédure. D’abord jugé incomplet par les fonctionnaires technique et délégué, il avait ensuite essuyé une volée de bois vert lors de l’enquête publique avant d’être purement et simplement refusé. Nous sommes alors en novembre 2011. Devant l’ire de la société Windvision – qui défend le projet en association avec la société tournaisienne Ventis –, le ministre Henry (Écolo) décide, une première fois, d’octroyer le permis… annulé par le Conseil d’État en janvier 2014. Un complément de l’étude d’incidences portant sur une étude acoustique complémentaire et l’analyse du potentiel éolien du site donne lieu à une nouvelle enquête publique. Et les instances consultées émettent toutes un avis favorable ce qui, le 28 mai 2014, conduit à la délivrance du permis unique demandé.

La Ville de Tournai, qui voyait d’un très mauvais œil l’arrêté ministériel autorisant la construction de ce parc, a introduit un nouveau recours devant le Conseil d’État en juillet 2014.

«Le permis, explique Benoît Mat de la société Ventis, a été annulé sous le motif que le ministre Henry n’avait pas assez motivé le fait que le site choisi pour l’implantation des éoliennes ne dispose pas d’un bon potentiel venteux. C’est sur cette base que le permis a été annulé.»

Quid maintenant? Le dossier, qui avait été jugé favorable par le ministre Henry, est désormais sur la table de l’actuel ministre de l’Environnement, Carlo Di Antonio à qui il revient de statuer sur la demande. Et d’enclencher peut-être un nouveau recours des autorités communales. Cela ne fait que sept ans que les promoteurs pressent au portillon…