Les parkings saturés à Liège? «C’est imaginaire»

Le Quai-sur-Meuse (en photo) et la place Cockerill vont faire l’objet d’une transformation. Les plans proposés par l’auteur de projet déplaisent fortement à la plateforme Place Cockerill. Google Street View

la Plateforme Place Cockerill, qui s’oppose à la construction d’un parking à Liège, a effectué un comptage des places vides. «La saturation est imaginaire», assure le collectif.

Cela semble être une évidence, pour certaines, les places de parking manquent à Liège. Et pourtant, les observations établies durant une semaine par la plateforme Place Cockerill tendent à démontrer le contraire, pour ce qui concerne ce quartier.

Ce collectif, pour rappel, rassemble le Gracq, l’ASBL urbAgora et les commerçants de la place Cockerill et du Quai-sur-Meuse. Tous s’opposent au projet du consortium Galiliège soumis avant l’été par la Ville à enquête publique. Il s’agit de construire un parking souterrain de 400 places sous la place Cockerill et d’aménager l’ensemble de la zone.

Depuis le départ, la plateforme affirme qu’il n’est nul besoin de parking supplémentaire dans cette partie de la ville, du moins pas en parking souterrain. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une étude scientifique, l’association a établi une comptabilité des places vides dans les parkings aux alentours, durant une semaine.

«Ces comptages ont été effectués pendant l’après-midi, entre 14het 16 h, soit pendant l’heure de plus grande affluence sur la journée. Le dimanche, le comptage a été effectué à 12h30, c’est-à-dire au moment du pic de fréquentation de la Batte», explique la plateforme.

«Nous constatons donc qu’il reste en permanence au moins 300 places libres dans les parkings en ouvrage situés à proximité immédiate de la place Cockerill (et souvent beaucoup plus) alors que la période est l’une des plus chargées de l’année, notamment en raison de la foire d’octobre», mais aussi de la Nocturne des Coteaux de la Citadelle, qui s’est tenue le 3 octobre.

La plateforme Place Cockerill estime dès lors que c’est l’information qui fait défaut. Une signalétique avec des panneaux électroniques, voire une application pour smartphones permettraient sans doute de mieux diriger les automobilistes à la recherche d’une place.