En sons, en images et même en poches

L’Académie royale est aussi une maison d’édition prolifique. Elle compte plus de nonante ouvrages au catalogue, 35 000 exemplaires vendus dont 2 000 en numérique.

Une collection «poches» et deux nouvelles qui viennent de s’ajouter: «transversales» dédiées à des ouvrages «interdisciplinaires» ainsi que «rétro poche» qui réédite en petit format des succès épuisés. Tout cela en seulement trois années d’existence.

Les «poches» de l’Académie royale coûtent 5 euros pièce et se lisent en deux petites heures. Parmi les derniers en date, on trouve un étonnant essai signé Vincent de Coorebyter sur «deux figures de l’individualisme» ou une intrigante analyse de «la rousseur infamante. Histoire littéraire d’un préjugé», écrit par Valérie André. On pointera l’un des best-sellers de la collection consacré aux «pays d’Islam et la franc-maçonnerie» par Hervé Hasquin lui-même.

Les deux points forts imaginés par Hervé Hasquin sont une collection grand public et un passage au numérique. Les livres sont disponibles dans les meilleures librairies bruxelloises et wallonnes mais aussi en ligne directe sur la plateforme de l’Académie royale. «Et même sur Amazon.fr et de nombreuses librairies numériques», ajoute Hervé Hasquin.

«Tout est fait maison», explique Hervé Hasquin, avec une certaine fierté. «Le défi est relevé: les nouvelles éditions de l’Académie royale de Belgique se portent bien à une époque où est prédite la fin du livre.»

Magique tout ceci? «Je ne fais pas de dumping. Je veille à ce qu’il n’y ait pas de perte d’argent sur l’édition. Mais on ne fait pas de bénéfices non plus», explique Hervé Hasquin. Le financement public ne suffit pas à faire tourner la désormais remuante institution. Hervé Hasquin est obligé d’aller chercher chaque année 400 à 500 000 euros ailleurs. «Je fais notamment commerce de salles», dit-il en riant.

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