BELGIQUE

Un nombre croissant de protections accordées pour mutilations génitales

«Les risques liés aux mutilations génitales sont par conséquent toujours un point d’attention dans l’accompagnement des demandeurs d’asile» explique Théo Francken.
«Les risques liés aux mutilations génitales sont par conséquent toujours un point d’attention dans l’accompagnement des demandeurs d’asile» explique Théo Francken.-BELGA

Le Commissariat Général aux Réfugiés et Apatrides (CGRA) accorde un statut de protection dans un nombre de croissant de dossiers liés à des mutilations génitales féminines, a indiqué mardi le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Theo Francken en Commission de la Chambre, en réponse à Julie Fernandez-Fernandez (PS).

Sur les 518 dossiers traités au fond en 2014, 356 se sont clôturés par une décision positive (355 reconnaissances du statut de réfugié et un octroi de la protection subsidiaire), soit un taux de protection de 68,7%. En 2013, le taux de protection s’élevait à 38,4%.

Le premier pays d’origine de ces femmes est la Guinée (419 dossiers) suivi de la Somalie (37 dossiers), Djibouti (26 dossiers), le Nigeria et le Soudan (chacun 20 dossiers).

«Les risques liés aux mutilations génitales sont par conséquent toujours un point d’attention dans l’accompagnement des demandeurs d’asile originaires de régions du monde qui présentent un facteur de risques accru», a expliqué M. Francken.

Les demandeuses victimes d’une mutilation génitale sont orientées vers l’organisation spécialisée Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles (GAMS) pour qu’elles reçoivent un soutien particulier. Un contact est également pris dès que se présente un risque de mutilation de jeunes filles accueillies.

Le CGRA a mis en place un mécanisme de suivi pour éviter qu’une jeune fille ne soit mutilée. Les parents doivent signer un engagement sur l’honneur de ne pas pratiquer ou faire pratiquer une telle mutilation. Les jeunes filles sont en outre soumises à un examen médical annuel donnant lieu à une attestation qui doit être remise au CGRA. Jusqu’à présent, 500 filles sont concernées par ce suivi dont «l’effet dissuasif est indéniable», selon M. Francken.