Depuis mercredi, les interventions des forces de l’ordre ont mis en lumière les importantes capacités de frappe de la France.

Entre GIGN et RAID, un éclairage s’impose…

Le RAID, pour «recherche, assistance, intervention, dissuasion», dépend de la direction générale de la police nationale. Il s’agit donc d’une unité de policiers d’élite qui dispose aussi d’unités à vocation plus régionale: le GIPN pour Groupe d’intervention de la police nationale. Comme on peut le lire sur le site internet du Raid, les GIPN peuvent se définir comme «des groupes de policiers au service d’autres policiers.»

Le Raid a ainsi autorité sur le GIPN. La création du Raid, en 1985, avait pour objectif de lutter contre le grand banditisme. Il se focalise aussi sur la recherche d’informations sur le terrorisme et s’occupe des filatures.

Le GIPN est particulièrement efficace lors de prise d’otages, mutineries… Il intervient dans les zones situées autour de leur base et réparties sur l’ensemble du territoire. Elles sont au nombre de 20.

La zone d’action du RAID est prévue dans les 21 départements situés autour de Paris. Mais ses hommes peuvent, au cas par cas, agir sur l’ensemble du territoire.

Le GIGN, c’est la faction «militaire». Le «G» signifie «gendarmerie» et est donc l’équivalent du GIPN mais à l’échelle de la gendarmerie. Le GIGN est aussi très spécialisé: on y trouve des plongeurs, des maîtres-chiens et des négociateurs bien utiles lors des prises d’otages.

Il faut donc distinguer deux groupes principaux: le Raid (et le GIPN) pour la police et le GIGN pour la gendarmerie. Dans le cadre des actions menées pour arrêter les terroristes qui ont attaqué la rédaction de Charlie Hebdo, les deux forces ont uni leur frappe: ce qui serait une première.