ASSISES DE LIÈGE

Wintgens nie avoir donné des coups

Pour Parmentier, Wintgens est un des deux agresseurs qui avaient porté les coups les plus violents.
Pour Parmentier, Wintgens est un des deux agresseurs qui avaient porté les coups les plus violents.-Photo News

Jérémy Wintgens a nié avoir porté des coups à Ihsane Jarfi lors de son interrogatoire hier, devant la cour d’assises de Liège.

Le samedi 21 avril 2012, Jérémy Wintgens avait organisé chez lui une soirée d’anniversaire avec ses amis, lors de laquelle ils ont consommé du whisky et fumé de la drogue. Une dispute a opposé Wintgens et sa compagne. Éric Parmentier s’en est mêlé et a reproché à la femme de ne pas laisser assez de latitudes à son compagnon. C’est à l’issue de cette dispute que les quatre accusés ont décidé de prendre la direction de Liège pour errer dans le centre-ville et provoquer quelques passants. Selon Wintgens, devant l’Open Bar, Jarfi est monté de son plein gré dans la voiture. Il aurait très rapidement formulé des propositions homosexuelles qui ont été considérées comme déplaisantes. Wintgens conteste avoir porté des coups. «Je n’ai pas le souvenir d’avoir levé la main sur Ihsane Jarfi. Je ne me vois pas le toucher d’une manière ou d’une autre mais je ne peux pas exclure une autre hypothèse», a indiqué l’accusé.

Durant le trajet en voiture, Wintgens occupait la place de passager à l’avant-droit du véhicule. Il affirme ne plus se souvenir de l’ensemble des faits et conserverait uniquement en mémoire des «flashs». Il affirme avoir assisté à l’agression d’Ihsane Jarfi de manière passive. Il prétend même avoir tenté d’empêcher les autres de frapper. Wintgens affirme qu’il ne se souvient pas de la scène lors de laquelle les coups les plus violents ont été portés à Jarfi. Il se souvient que Jonathan Lekeu frappait Jarfi avec une rage incroyable. L’accusé prétend néanmoins avoir des remords: «Je me sens responsable de plusieurs choses, comme l’organisation de cette soirée, de certains propos qui ont été tenus et de mon manque de réaction. À plusieurs reprises, j’aurai pu réagir. Ils ont été trop loin mais je n’ai su en parler à personne. Je m’en veux de ne pas avoir eu de réaction lorsque j’ai vu qu’un avis de recherche avait été lancé. Ihsane restera toujours dans mon cœur et dans ma conscience. Toute ma vie je vais porter cela».