BELGIQUE -

Campagne contre la violence faite aux femmes: « La violence verbale aussi, ça fait mal »

Les violences verbales sont pointées du doigt par l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes.
Les violences verbales sont pointées du doigt par l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes.-

L’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes lance sa campagne nationale «La violence verbale aussi, ça fait mal», en collaboration avec le mouvement contre la violence à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes qui se déroulera le mardi 25 novembre prochain.

Le but de cette campagne est d’attirer l’attention sur les violences tant verbales que physiques dont sont victimes les femmes.

Au moins 300 000 femmes ont été victimes de violences physiques et/ou sexuelles en Belgique en 2013 et pas moins d’une femme sur 4 a indiqué avoir subi des remarques dénigrantes ou humiliantes de la part de son (ex-)partenaire dans la sphère privée.

L’an dernier toujours, 61.028 cas de violence entre partenaires ont été enregistrés par le parquet dont 24.260 dossiers où il s’agissait de «coups et blessures», soit environ 167 cas enregistrés par jour. En 2013, 157 cas de meurtres, assassinats ou tentatives en lien avec de la violence entre partenaires en 2013 ont également été enregistrés par le parquet.

La campagne s’adresse particulièrement aux jeunes hommes et à leurs amis. Au moyen de slogans choquants relatifs à de la violence verbale, l’Institut entend souligner que cette forme de violence peut engendrer les mêmes conséquences et mener à de la violence physique.

Plusieurs outils de sensibilisation, tels que des affiches, des jeux de carte, des sous-verres,... ont été distribués dans plus de 400 cafés de tout le pays.