Rencontre

Philippe Geluck : il n’y a pas que Le Chat !

Qui ne connaît pas Le Chat de Geluck? Et pourtant, l’œuvre de Philippe Geluck est loin de se cantonner à son personnage fétiche, dont il vient de publier un nouveau recueil. Sculpture, peinture et écriture font aussi partie de son quotidien.

Entre Ixelles, Paris et Bousval (Genappe), Philippe Geluck laisse libre cours à son humour délirant.

L’humour, c’est une seconde nature chez vous?

J’ai fait mon premier dessin humoristique vers 9 ou 10 ans. Comme tous les enfants, j’ai dessiné depuis tout petit. Tout à coup, il apparaît que je fais de la bande dessinée à 7 ans, avec «Les Aventures d’Auguste» que je relie moi-même. Puis vient le dessin humoristique, très maladroit. Très vite, dans la foulée, je crée de petits recueils de dessins rigolos. J’ai ça dans le sang.

Avez-vous suivi une formation de dessinateur?

Je n’ai jamais étudié le dessin. J’ai par contre suivi des études de théâtre à l’Insas. J’ai su que je deviendrais dessinateur quand j’ai décidé d’être comédien! J’ai fait des expos, notamment aux Beaux-Arts. Je présentais des dessins sans parole, mais très grinçants, marqués par des dessinateurs que j’admirais. Après, on trouve sa propre personnalité.

Avec Le Chat, devenu trentenaire!

Le Chat s’est imposé à moi, comme les chats. Le journal Le Soir cherchait un dessinateur et m’a contacté. Au début, la rédaction n’était pas très convaincue du choix. Mais en six mois, il est devenu la mascotte. Je me souviens toutefois avoir reçu une lettre anonyme disant: «Monsieur, votre ours ne me fait pas du tout rire!» J’ai repris mon propos, ça m’a aidé!

Vous avez longtemps vécu à Bousval. Pourquoi êtes-vous revenu dans la capitale?

Il y a 30 ans, on voulait un retour à la nature, au milieu des bois, élever nos enfants dans un jardin plutôt que sur une chaussée. Quand ceux-ci ont quitté la maison, on s’est dit qu’on n’allait pas rester au fond des bois! Ils habitent tous deux à Bruxelles et s’ils veulent nous voir, on n’est pas loin. Quand mon petit-fils arrive, plus rien n’existe. C’est lui qui va m’apprendre à lever le pied.