ÉCONOMIE -

Conclave budgétaire wallon : les employeurs du non-marchand se disent « confiants mais vigilants »

Conclave budgétaire wallon : les employeurs du non-marchand se disent « confiants mais vigilants »

Malgré «les économies d’1,1 milliard d’euros sur trois années à venir» que le gouvernement wallon devrait dégager, «le secteur à profit social est a priori confiant». REPORTERS

Le conclave budgétaire wallon, prévu ces 2 et 3 octobre, n’inquiète pas outre mesure les employeurs du secteur non-marchand wallon, qui disent ne pas imaginer le gouvernement Magnette réduire l’emploi social, mais n’en restent pas moins «vigilants».

«Nous ne faisons aucun procès d’intention, mais nous serons d’une grande vigilance», a affirmé jeudi dans un communiqué Dominique Van de Sype, le secrétaire général de la confédération des employeurs du secteur à profit social (UNIPSO) en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Il paraphrase ainsi le ministre-président wallon Paul Magnette, qui avait utilisé ces mots samedi dernier aux Fêtes de Wallonie pour évoquer les rapports entre les gouvernements fédérés du sud du pays (PS-cdH) et le gouvernement fédéral de centre-droite en gestation.

Malgré «les économies d’1,1 milliard d’euros sur trois années à venir» que le gouvernement wallon devrait dégager, «le secteur à profit social est a priori confiant: on n’imagine pas le gouvernement entamer sa mandature en diminuant l’emploi de services qui répondent à des besoins sociaux, culturels, éducatifs et de santé essentiels à la population», a estimé Van de Sype.

Des rumeurs relayées ces derniers jours par l’opposition Ecolo et MR mais démenties de source gouvernementale font pourtant état d’une réduction de 7% des budgets de l’aide à la promotion de l’emploi (APE).

«Soit, pour le secteur associatif, une perte équivalent à plus de 1.350 postes, ce qui ferait beaucoup à l’entame d’une législature dont on affirme que son but est de créer de l’emploi», relève Stéphane Emmanuelidis, président de l’UNIPSO.

Les employeurs du non-marchand s’inquiètent aussi pour le nouvel organisme d’intérêt public (OIP) créé pour gérer les compétences de santé, dont les nouvelles transférées par la réforme de l’État.

«Tout cela n’est que suppositions et bruits de couloirs», reconnaît l’UNIPSO, qui aimerait toutefois entendre le gouvernement les démentir et se concerter avec elle.