BIÈRE

Les gueuzes Cantillon vont devenir moins rares

La fameuse Fou’foune aux abricots et les autres gueuzes et lambics de Cantillon vont être produits en plus grosse quantité. Reporters©van Steensel
La fameuse Fou’foune aux abricots et les autres gueuzes et lambics de Cantillon vont être produits en plus grosse quantité. Reporters©van Steensel-REPORTERS

Les gueuzes Cantillon vont devenir moins rares. Le fameux brasseur bruxellois de lambics va en effet doubler sa production grâce à de nouveaux locaux. Les Américains se pourlèchent déjà les babines.

Cantillon a fait l’acquisition de nouveaux bâtiments situés non loin de son site actuel, à Anderlecht. Ces lieux devraient permettre au brasseur bruxellois de doubler sa production d’ici quatre ans, a-t-on appris sur la page Facebook du brasseur.

Le producteur de lambics et de gueuzes disposera ainsi de 1.500 mètres carrés supplémentaires pour assembler ses lambics et les faire reposer dans des fûts. Le brassage sera toujours réalisé dans les installations actuelles. Le nouvel espace pourra être exploité dès la prochaine saison de confection du lambic (automne-hiver 2014-2015). Compte tenu du processus de fabrication particulier d’une gueuze, la production en tant que telle ne devrait augmenter que progressivement, et doubler quatre ans plus tard.

Une ancienne gueuzerie

Les amateurs de bières américains ont déjà réagi avec beaucoup d’enthousiasme à cette annonce. Les bières de Cantillon sont en effet fort prisées outre-Atlantique. Chaque année, le brasseur envoie 15 à 20% de ses actuels 1.800 hectolitres aux États-Unis. Au total, plus de la moitié de sa production part à l’étranger. Cette popularité hors de nos frontières s’observe également au travers du Musée bruxellois de la gueuze, établi dans la brasserie et visité par un public international important.

Les nouveaux bâtiments ne sont situés qu’à quelques centaines de mètres de l’actuelle brasserie établie rue Gheude à Anderlecht. Un producteur de gueuzes, la Brasserie Limbourg, y sévissait jusqu’à la fin des années soixante. L’investissement pour Cantillon se chiffre à près de 500.000 euros.

Le responsable de la brasserie, Jean Van Roy, estime que trois ou quatre personnes supplémentaires pourront être engagées d’ici quatre ans, entraînant, en termes d’effectifs également, un doublement par rapport à aujourd’hui.