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Didier Bellens, futur ministre de la Pauvreté ?

Didier Bellens, une main tendue désormais vers la pauvreté et l'humanitaire...
Didier Bellens, une main tendue désormais vers la pauvreté et l'humanitaire...-ls
On s’active en coulisse sur le casting du futur gouvernement "suédois". En dehors des figures politiques traditionnelles, il pourrait y avoir quelques "guests" inattendus ou atypiques...

Depuis qu'il a été viré (on dit "révoqué") de son poste de patron de Belgacom, Didier Bellens semble se chercher : « Il a réalisé qu’il était le symbole d’une certaine forme de richesse arrogante, et il en souffre, il est en quête d'un nouveau destin », confiait récemment l’un de ses proches au magazine Yacht & Golf.

Un besoin de reconversion qui n'a pas laissé insensibles les formateurs du futur gouvernement, lesquels se demandent régulièrement si en dehors du cheptel politique traditionnel, ils ne pourraient pas recruter l'une ou l'autre personnalité à forte stature.

D’autant qu’il est devenu courant de bombarder ministre quelqu’un qui n’était pas sur les listes électorales (ce fut le cas avec Paul Magnette à ses débuts, ou avec Jean-Pascal Labille, plus récemment). Pour le nouveau gouvernement, on a déjà cité plus d'une fois les noms de l'économiste Bruno Colmant ou du banquier Etienne de Catalaÿ (l'animateur Stéphane Pauwels nie par contre avoir été approché). Le nom de Didier Bellens est aussi sur la table. 

Pour quel portefeuille ? Pas forcément celui des télécommunications (il pourrait manquer de recul). Ni celui des survols de Bruxelles (ça le tenterait trop de dévier les vols entre les tours de Belgacom). Mais pour un poste plus inattendu : le ministère de la Pauvreté et de la Coopération au développement.

« Didier a changé, il veut désormais faire le bien de son prochain. Obnubilé par son travail dans les hautes sphères, il n’a jamais vu la pauvreté que furtivement, dans des JT. Désormais, il s’intéresse à l’humanitaire. Il a même acheté un sac de couchage et des tickets pour le festival Esperanzah. Il rêve de découvrir le Tiers-monde et pourquoi pas?, le Quart-monde », poursuit son confident.

On dit même qu’il se satisferait d’un salaire « normal » de ministre, sans stock-options, ni avantage financier. Un sacré contraste pour celui qui avait encore perçu 2 millions d’euros chez Belgacom en 2013. Mais l'intéressé déclare qu’il a pu mettre un peu de côté, et qu’il ne craint pas de diminuer son train de vie. « Un seul chauffeur, un bureau modeste, du café équitable…c’est assez ! », aurait-il confié, transfiguré. Il accepterait même de n'être que secrétaire d'Etat.

Du côté de la future coalition, on sait que Didier Bellens était étiqueté "PS", ce qui rassure sur sa capacité  à s’investir dans une politique de droite. On murmure surtout que quelqu’un qui a fait à ce point fortune devrait être à même d’expliquer aux démunis ou aux pays dans la dèche comment se sortir de la misère.

En échange de cette fonction ministérielle (et de la nouvelle virginité qui va avec), Didier Bellens abandonnerait son action judiciaire en cours contre l'Etat belge et visant à lui faire payer très très cher son licenciement.

Une bonne affaire pour tout le monde ?