Frasnes-Lez-Anvaing

Frasnes dans les yeux d'une fourmi volante

L'an 2000, pour beaucoup d’entre nous, ce n’est pas encore si "loin" que cela... Pourtant, si l avait pu survoler Frasnes-lez-Anvaing avec son paramoteur à l’époque, un tout autre visage de la Commune (qui gagne cent nouveaux habitants chaque année depuis quinze ans) lui serait apparu.

Après avoir vécu son adolescence à Anvaing, Bernard Desmaele, historien et directeur des Archives de l’Etat à Tournai, est revenu habiter l’entité il y a quelques années. Celui qui s’apprête à sortir un ouvrage sur Frasnes aux éditions Wapica (dans la collection Un récit pour un avenir) commente ainsi ce qui ou non a changé : "Si la physionomie du bourg a changé, le caractère rural de l’entité a été préservé, même face aux rénovations des places d’Hacquegnies, Forest, Saint-Sauveur et Moustier. Pendant longtemps, le sucre a été un moteur économique local : le fameux rond-point des fourmis est devenu le symbole, la carte de visite de ce riche passé. Après la fermeture de la sucrerie en 2004, les terrains libérés connaissent une nouvelle vie. Les bassins de décantation sont convertis en réserve naturelle d’intérêt surtout ornithologiqueet les bâtiments font place à un parc d’activité économique. Seule la tour du four à chaux est maintenue, tel un totem symbolique du passé sucrier. Il est vrai que le passage de l’A8, à quelques mètres de là, offre une bonne desserte routière à l’entité. La tour Jorion (2007) et celle du moulin Spileers (2001) permettent également aux automobilistes de situer Frasnes. Il s’agit d En 2010, le premier crématorium de Wallonie picarde est construit à la croisée de la RN 60 reliant Renaix à Leuze et de l’A8. À vocation transrégionale, il est entouré d’un cimetière ouvert sur le paysage du Pays des Collines.

Récemment, un parc éolien a été inauguré à Moustier. L’entité abrite également l’Athénée Lucienne Tellier, construit au milieu des années 60, suite aux lois linguistiques, pour accueillir les élèves francophones de la région (et plus particulièrement ceux de Renaix). Actuellement, l’enseignement en immersion permet à l’établissement de voir sa fréquentation augmenter. Enfin, afin de fédérer les initiatives et les activités dans les communes d’avant-fusion, des maisons de village ont fait leur apparition à Dergneau (dans un bâtiment existant), Arc, Buissenal et Anvaing."