CHARLEROI - Marcinelle

Un clin d’œil aux anciens des Cerisiers

L’exposition a été conçue par trois institutrices, ici aux côtés de leur échevin de l’Enseignement, de leur directeur et de collègues.
L’exposition a été conçue par trois institutrices, ici aux côtés de leur échevin de l’Enseignement, de leur directeur et de collègues.-EdA

L’école communale des Cerisiers sera démolie et reconstruite au même endroit. Elle expose un beau panel de réalisations concrètes.

Julie Sauvage, Silvana Ferraro et Cécile Eloy sont trois institutrices parmi l’équipe pluridisciplinaire qui veille au développement intellectuel des enfants de l’école des Cerisiers, à Marcinelle. Un établissement voué à l’enseignement spécialisé depuis de nombreuses années. Les trois enseignantes ont conçu et réalisé avec les élèves un joli retour vers le passé. Elles ont exploité une ligne du temps allant de 1920 à 2014.

Au début, l’école des Cerisiers ne comptait que 7 classes et 7 ou 8 instituteurs. Un temps où l’équipe pluridisciplinaire se formait avec un psychologue, un professeur de gymnastique, un logopède, une assistante sociale et des enseignants(e) s. En 2014, le directeur de l’école Damien Richir précise: «L’enseignement dispensé dans l’école des Cerisiers s’adresse aux enfants qui ont un quotient intellectuel moyen ou faible et qui se retrouvent devant des difficultés scolaires plus ou moins importantes. Il s’agit de problèmes de dyslexie, de dysorthographie, de problèmes d’apprentissage et autres. Treize titulaires s’occupent d’une population de 300 élèves qui sont suivis par une équipe de 55 personnes. »

Le temps passe

Les locaux actuels sont très vétustes. Ils datent de 1920. Ils sont de plain-pied sur une surface bâtie de 4 000 m2 . Le nouveau bâtiment est très fonctionnel et adapté. Il est conçu sur deux étages, pour une surface bâtie de 5 100 m2 . On y prévoit une salle de psychomotricité, ce qui manque actuellement. L’échevin de l’Enseignement de la Ville de Charleroi, Serdar KIlic (PS), explique: «Les travaux démarreront fin 2014. Les élèves seront accueillis dans de nouveaux préfabriqués (Portakabin) à l’ancienne plaine de jeux de Marcinelle, toute proche. Les travaux de démolition et de reconstruction dureront deux ans. Ils coûteront près de 13 millions€ dont 45% proviendront de la Fédération Wallonie -Bruxelles et les 55% restants de la Ville de Charleroi.»

Intéresser les enfants à la vie de l’école

Les institutrices ont compris depuis longtemps que leurs petits avaient besoin d’un enseignement bien concret, basé sur la vie réelle. L’occasion leur est donnée d’exploiter plein de matières nouvelles allant des maths à l’histoire locale, de la maîtrise du langage à l’expression écrite. Elles ont développé quelques-unes de ces matières en classe. Elle explique leur méthode «peps», comme «pédagogie encourageante performante scolaire». Tout un programme.

Les travaux des élèves sont présentés lors de cette exposition où défilent parents, amis, anciens élèves et anciens professeurs.