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L’extraordinaire vidéo de Liège qui fait sensation sur le web

Le vidéographiste Nicolas Coorens a réalisé une vidéo de Liège, «Little Belgium», à l’aide de la technique du «tilt-shift». Le résultat est magnifique et donne l’impression de voyager dans une Cité ardente reproduite en miniature.

La vidéo «Little Belgium» de Nicolas Coorens, c’est en quelque sorte la ville de Liège réduite à la taille du monde des Playmobil. Ce vidéographiste qui a longtemps vécu à Liège a posté son œuvre ce lundi. Elle a rapidement fait le tour des réseaux sociaux et de la toile.

L’artiste se dit lui-même surpris par ce succès. «Je me disais qu’elle allait être appréciée, mais je ne pensais pas avoir un tel accueil», reconnaît Nicolas Coorens. Ce spécialiste de l’image a vécu une vingtaine d’années à Liège. «J’y ai fait mes études, j’y ai vécu énormément de choses. Mais il se fait que je suis Bruxellois depuis quelques mois», explique-t-il.

«Little Belgium» s’apparente dès lors à une forme d’hommage à la Cité ardente. «Il fallait que je quitte Liège pour que mon travail y soit reconnu», plaisante-t-il.

Qu’est-ce que cet effet «miniature»?

La technique employée par Nicolas Coorens s’appelle le tilt-shift. Très en vogue ces derniers temps, elle crée la sensation d'observer une maquette. «En fait, il existe deux manières d’y parvenir. Soit on utilise le matériel adéquat, soit on filme puis on crée l’effet en postproduction, sur ordinateur. C’est cette deuxième méthode que j’ai employée.»

«Pour y parvenir, vous devez prendre un point de vue en hauteur et capter les choses, comme si vous regardiez une fourmilière en étant debout. Ensuite, vous créez une sorte de flou autour d’une zone plus nette sur laquelle vous voulez mettre l’accent. Il y a un décalage dans la fréquence des images, qui permet de donner cet effet saccadé», explique Nicolas Coorens.

La musique du Magenta Orchestra’s Fantasirkus et le sound design signé Christophe Raspail participent activement à l’émerveillement suscité par l’image.

Pour capter les images, l’artiste a dû dégoter des points de vue en hauteur. «Je n’ai que filmé de rares fois depuis des immeubles: deux fois dans le building du quai Banning, au Forem, et deux fois depuis l’îlot Saint-Michel. Pour tous les autres plans, j’ai grimpé sur des terrils, j’ai fait des recherches sur Google Earth pour trouver des endroits. Mais je peux vous dire que ce n’est pas évident. Il y a toujours bien un poteau électrique ou de la végétation pour venir vous embêter…»

D’autres villes suivront-elles?

Le projet «Little Belgium» s’est concentré sur Liège, mais pourrait éventuellement être réalisé dans d’autres endroits du pays, à l’avenir. «Au départ, je n’avais que quelques plans de Liège. Puis je me suis dit que j’allais terminer le travail correctement, pour en faire une sorte de carte de visite. Étant donné l’accueil, je me dis que je pourrais le faire dans d’autres villes du pays», suggère à présent Nicolas Coorens.

nicolas.coorens.com