FINANCES COMMUNALES

La bonne aubaine obligataire

«Utiliser des recettes qui marchent ailleurs », c’était le but d’Alain Mathot
«Utiliser des recettes qui marchent ailleurs », c’était le but d’Alain Mathot-EdA

Après Liège ou Namur, la Ville de Seraing vient de lever des fonds sur le marché obligataire: 1,5 milliard, à court terme.

«Notre ambition n’est pas de réinventer le fil à couper le beurre. Mais d’utiliser chez nous des recettes qui marchent ailleurs », explique Alain Mathot, le député-bourgmestre PS de Seraing. Après Liège ou Namur, la Cité du fer vient de réaliser, avec l’aide de Belfius Banque, sa première émission obligataire: l’opération lui a ramené 1,5 milliard, sous forme de billets de trésorerie à court terme. De quoi «financer la trésorerie dans de meilleures conditions que sur le marché », précise Alain Mathot.

Des conditions intéressantes

Les obligations à court terme sont remboursables dans un délai de 1 à 365 jours; le long terme, lui, court de 1 à 30 ans.

«Sur ce marché, des institutions peuvent se financer en bénéficiant d’excès de trésorerie d’autres institutions, qui préfèrent les placer dans les placements les moins risqués, plutôt que de les laisser dormir », explique Jean-Marie Bréban, directeur de distribution «Public & Social banking Wallonie » chez Belfius.

La banque sert d’intermédiaire. L’avantage pour l’emprunteur? Des taux d’intérêt plus bas que pour un emprunt classique: dans les conditions actuelles, du 0,56% au lieu de près du double.

«On entre sur le marché du court terme pour passer sur le long terme, une fois sa crédibilité reconnue par les milieux financiers », complète Jean-Marie Bréban.

Liège et Namur ont franchi le pas au début de cette année. C’est aussi l’intention de Seraing, confirme son député-bourgmestre, «car nous avons des projets, notamment immobiliers, à financer, et par ce biais, cela peut se révéler intéressant ».