Les militaires acheminés par train

Le passage supérieur à la sortie de la gare de Renaix est détruit lors de la retraite allemande.
Le passage supérieur à la sortie de la gare de Renaix est détruit lors de la retraite allemande.-Com.

«Jusqu’au jour de l’ultimateum (le 2 août 1914), la Belgique caresse l’espoir de rester en dehors du conflit. Cela ne l’empêche pas de prendre des mesures en vue d’une mobilisation éventuelle.

En effet, en tant que pays neutre, la Belgique est tenue de s’opposer à toute menace sur son territoire les armes à la main. De Broqueville, ancien ministre des Chemins de fer devenu ministre de la Guerre, ordonne le 27 juillet 1914 de lancer tous les préparatifs en vue d’une mobilisation éventuelle: 2 100 wagons fermés de marchandises pour le transport de troupes, 240 voitures pour l’évacuation des blessés et 98 trains. Les unités de l’armée qui se livrent à des exercices respectivement dans leur camp d’Arlon et de Beverlo, sont rappelées dans leur garnison.

Deux jours plus tard, l’armée est mise sur pied de paix renforcé. […]

Le deuxième jour de la mobilisation générale (1er août 1914), la direction de l’armée envisage d’ores et déjà d’organiser des transports de troupes. Mais la demande de transports de mobilisation se révèle supérieure aux estimations fournies par le ministre de la Guerre. D’urgence, 6 000 wagons doivent être acheminés vers les différents points de chargements. »

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