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Le dico du disco : sortez vos boules à facettes !

Né au début des années 70, le disco connaît un «revival» grâce notamment à Daft Punk et Nile Rodgers. Un dico lui est consacré.

Le disco. Tout de suite, des images surgissent en vrac: les boules à facettes, les Bee Gees, les colles pelles à tartes, Travolta, Saturday Night Fever, les pantalons pattes d’eph’, Village People… Tout ça – et bien d’autres choses encore – vous le retrouverez dans Le dico du disco, véritable anthologie préfacée par Patrick Juvet qui reprend l’histoire de ce courant musical depuis Abba jusqu’à Zager Band. Rencontre avec les auteurs Jean-Marie Potiez et Alain Pozzuli.

Le disco est né aux USA

Alain Pozzuoli: «Cela nous paraît évident (NDLR: le titre Shaft, d’Isaac Hayes, sort en 1971). Mais en même temps, il y a eu quelques petites tentatives en Europe. En Allemagne notamment, avec le son de Munich.»

Jean-Marie Potiez: «Peu de gens le savent, mais Boney M est un groupe allemand, formé par le producteur Frank Farian qui faisait tout lui-même. Ou encore Penny Mc Lean (Lady Bump) ou Silver Convention (Fly Robin Fly).

Une affaire de producteurs

A.P.: «Au début, personne ne pensait que cela allait marcher à ce point-là. Puis après, cela a été le jackpot. Dans les années 60, quand un artiste faisait un succès, il le déclinait dans différentes langues. Ici, avec le disco, il n’y a plus eu besoin. Vous chantiez en anglais et le disque était populaire partout. Financièrement, c’était très intéressant. Cela a permis de relancer la carrière de plein de gens: Sheila en France, Shirley Bassey en Angleterre ou Penny Mc Lean en Allemagne.»

Des Belges dans le coup

J.-M. P.: «Il y a bien sûr Jean Van Loo et Marcel De Keukeleire à Mouscron, qui lanceront Patrick Hernandez et son Born to be alive. Il y a aussi les Chocolates. On peut aussi citer Two Man Sound, qui a notamment sorti Disco Samba, La Musica Latina ou encore Dancing Man. Je peux aussi vous citer Dream Express, que l’on connaît moins ou Trinity. Ce sont des Flamands. Si vous l’écoutez, vous n’avez pas l’impression que c’est fait en Belgique. Ils avaient signé chez Philips.»

Les rois du disco

A. P.: «Moi, je citerai Barry White, Donna Summer et… S.B. Devotion. Spacer est un morceau qui a vraiment marqué. Il a été repris des tas de fois et il n’a pas pris une ride.»

J.M.P.: «Pour ma part, je citerai en un Donna Summer, elle a une voix extraordinaire, elle peut tout chanter. Ensuite, je placerai Barry White et Grace Jones. C’est une voix, un personnage… On connaît moins ses années disco. Sinon, j’aime beaucoup le son allemand.»

Jean-Marie Potiez et Alain Pozzuoli, « Le dico du disco » + CD 18 titres, Renaissance du livre.

Interview à lire dans L’Avenir 20 mars 2014, sur tablette iPadouAndroidet surPC

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