irm

Nuage de poussières sous surveillance

C’est une borne blanche d’un peu plus d’un mètre cinquante. Un nouveau détecteur optique, le Lidar météo (Light Detection And Ranging), a été installé le 10 mars à Zeebrugge par l’Institut Royal Météorologique.

Et il n’a pas tardé à remplir son office: un nuage de sable en provenance du Sahara a été repéré entre le 11 et le 13 mars au-dessus de la Mer du Nord, à 1500 mètres d’altitude. Il doit aujourd’hui flotter au-dessus de l’Angleterre.

Un autre Lidar est déjà en fonction depuis mai 2011 à la station d’Uccle. Deux autres devraient être activés à Libramont et à Diepenbeek. Objectif: observer en temps réel le déplacement des nuages de poussières au-dessus de la Belgique, bien sûr. Et être en mesure d’échanger ce type d’informations au sein de l’Europe.

«Ces travaux scientifiques vont permettre d’optimiser le suivi des nuages de poussières, et en particulier de cendres volcaniques au-dessus de l’Europe, qui sont susceptibles de sérieusement perturber le trafic aérien, comme ce fut le cas en avril 2010», explique l’IRM.

On se souvient de l’ampleur des perturbations aériennes lors de l’éruption de ces volcans islandais aux noms imprononçables, l’Eyafjallajökull en 2010 et le Grimsvöth en 2011.

Le Lidar se révèle aussi très utile pour détecter le plus vite possible la formation de brouillard, histoire de faciliter le travail des prévisionnistes.P.S.