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Malgré la signature des accords avec Arcelor, les syndicats restent méfiants

Malgré la signature des accords avec Arcelor, les syndicats restent méfiants

Pour les syndicats, les accords sociaux et industriels officiellement signés jeudi avec la Région wallonne et la direction d’ArcelorMittal sont synonymes d’une page symbolique qui se tourne. Belga

Pour les syndicats, les accords sociaux et industriels officiellement signés jeudi avec la Région wallonne et la direction d’ArcelorMittal sont synonymes d’une page symbolique qui se tourne. Même si, dans les faits, beaucoup de problèmes concrets doivent encore être réglés.

«Notre travail est loin d’être terminé», juge Jordan Atanasov, secrétaire régional CSC Metea. «Nous devons maintenant veiller à toute la mise en œuvre des accords, concernant notamment la mise en route des cellules de démantèlement et de la société de compétences.»

Un travail qui causerait actuellement beaucoup de problèmes d’application, selon Robert Rouzeeuw, président de la délégation FGTB Métal. «Beaucoup de personnes se demandent où elles vont aller. L’annonce faite en janvier de réembaucher près de 500 travailleurs a modifié la donne, les gens sont perdus et nous essayons de répondre au mieux aux questions, ce qui n’est pas simple», détaille-t-il.

Malgré la signature de l’accord, les délégations restent méfiantes quant à la concrétisation des promesses faites par ArcelorMittal. «Ce n’est pas parce que les accords ont été signés que tout va aller pour le mieux», estime Philippe Collinet, président de la délégation CNE. «Le passé nous a montré que l’entreprise pouvait ravaler ses paroles et qu’elle ne met pas le côté social en avant.»

«Il ne faut pas oublier que les accords portent sur 5 ans. Au-delà, nous n’avons pas de vision», ajoute Jordan Atanasov. «Or cinq ans, cela passe vite. Il faudra veiller à penser sur le long terme et rester attentif à l’avenir de la sidérurgie et de l’activité économique.»