Dernière ligne droite avant les demi-finales du Balfroid

Voici encore quelques explications non négligeables pour vous préparer aux demi-finales régionales qui démarrent ce samedi 25 janvier à Jodoigne, pour le Brabant wallon

Arrêtons-nous tout d’abord sur le vocabulaire.

– Devant un «b» ou un «p», il faut écrire un «m» et non un «n»: novembre.

enneigé requiert deux «n», tandis que inattendu n’en a qu’un, mais il a deux «t».

– groseillier, comme presque tous les noms d’arbres fruitiers, se termine en «ier»: prunier, cerisier, abricotier,…

– ornières: assez simple, sont des marques laissées par les autos.

– sillons: se prononce comme «pépient», mais diffère sensiblement.

– clôture: a bien un accent circonflexe. Celui-ci n’est enlevé que sur le «u» et le «i»: brulure (brûlure), abime (abîme).

Ce ou se ?

– C’est égale «Cela est». Devant un verbe, on reconnaît (reconnait) «ce» pronom démonstratif en le remplaçant par «ceci» ou «cela».

– Devant un nom, il faut toujours écrire «ce»: ce matin, ce manteau; c’est un déterminant démonstratif.

Le «se» s’écrit devant un verbe pronominal: se réveiller, s’est déguisée, du verbe se déguiser.

Quelques particularités

– bel est équivalent à beau; il s’écrit ainsi devant un nom commençant par une voyelle ou un «h» tel que bel habit, bel arbre,…

– Trois remarques au cinquième paragraphe: aboie: les verbes en «oyer» et «uyer» changent le «y» en «i» devant un «e» muet.

– balayée garde le «y». En ce qui concerne les verbes en «ayer», on a le choix de laisser le «y» ou de le changer en «i» devant un «e» muet: il balaye ou il balaie.

– Faute très souvent commise : «on n’a pas» est souvent amputé de «n»; or, il faut le conserver dans la locution «ne pas». Si on remplace le «on» par «il», c’est plus facile: «il n’a pas»; là, on l’entend clairement.

Tout

– tout recouvert: ici, «tout» est pronom indéfini; «il a recouvert tout».

– tout habillées: «tout» est adverbe, et par conséquent invariable quand il signifie entièrement.

Des adverbes

Il y en a quelques-uns:

– tout, déjà signalé.

– joyeusement, aussi, tant pis (locution adverbiale).

Les deux participes passés marquants

Les deux plus marquants sont conjugués avec avoir. Ce sont balayée, s’accordant avec «que», mis pour neige au féminin singulier, et tracées, allant avec «que», mis pour ornières au féminin pluriel.

Voilà de quoi alimenter vos exercices. Bon vent à tous.

Sous un épais manteau

C’est rare, mais cela arrive de se réveiller en novembre dans un jour enneigé, inattendu et merveilleux. Ce matin, la nature a revêtu son plus bel habit blanc. Bien épais, ce manteau a tout recouvert. Le groseillier en boule bombe le torse. Le prunier laisse pendre ses branches tout habillées d’une douce fourrure. Le chien aboie joyeusement, courant dans la neige que l’on n’a pas encore balayée. Les ornières que les automobilistes ont tracées dessinent deux longs sillons noirs. Quelques rares oiseaux pépient sur la clôture qui, elle aussi, s’est déguisée. Les joies de l’hiver approchent et tant pis pour les grincheux.