cadre éolien

Les éoliennes dans le radar de la Défense

Les éoliennes dans le radar de la Défense

Le courant ne passe pas entre les éoliennes et les radars de la Défense qui raidit sa position.

Jacques PALUT – Fotolia

Le cadre éolien est toujours à l’enquête, qu’il se ramasse du plomb dans l’aile. Un tir de la Défense qui travaille au radar.

 

«Ce n’est pas le terrain d’entente qu’on espérait» : voilà en termes pudiques comment le cabinet du ministre Philippe Henry commente la récente décision de la Défense. Cette dernière a tout simplement introduit un recours au Conseil d’État contre une décision du ministre qui donnait son feu vert à un projet éolien dans la région de Dinant-Houyet. On peut parler de terrain de mésentente.

D’autant plus surprenant qu’en début d’année une carte avait été mise au point avec les ministres Henry, Nollet et la Défense sur les zones d’exclusion d’éoliennes.

Pourquoi? Parce que la Défense a des exigences au niveau de la sécurité du vol de ses avions (aérodrome, zone d’exercice…). Donc aussi pour le fonctionnement de ses radars. Normal.

Des tractations qui ont débouché sur ce fameux terrain d’entente qui a permis d’avancer dans le fameux cadre de référence éolien.

Mais bardaf, c’est l’embardée. Ce cadre de référence est toujours à l’enquête publique que le partenaire Défense étend sa zone d’influence. Explication.

Au cabinet du ministre Henry : «En ce qui concerne les radars, il a été établi une zone d’exclusion dans un rayon de 8 km. Ensuite, il a été arrêté une zone comprise entre 8 et 16 km, une zone favorable mais avec des contraintes partielles (une étude d’incidence s’impose, par exemple). À traiter au cas par cas.»

Le problème, c’est que la Défense est sortie de ce périmètre «et a décidé de se pencher sur les cas allant jusqu’à au moins 25 km.» Dans ces cas-là, elle rend un avis. «C’est un avis comme on sollicite l’avis d’autres acteurs, comme le DNF par exemple. » En d’autres mots, le ministre peut décider de donner son feu vert même s’il y a un ou des avis négatifs.

Mais ici, la Défense n’a visiblement pas apprécié qu’on ne prenne pas son avis en compte, et elle a introduit un recours au Conseil d’État.

Un élément qui risque de déstabiliser un cadre qui n’est pas encore pendu.