Manifestation européenne contre les delphinariums à Bruxelles

Les manifestants réclamaient l’interdiction totale d’exhiber en spectacle des cétacés dans l’ensemble de l’Union Européenne.

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Plus de deux cents personnes, selon l’estimation de la police de Bruxelles-Midi, ont manifesté vendredi de 15 à 18 heures place Victor Horta à Saint-Gilles, près du SPF Santé Publique, pour réclamer l’interdiction totale d’exhiber en spectacle des cétacés dans l’ensemble de l’Union Européenne.

«Liberté pour les dauphins!» «La captivité, c’est la cruauté!» Pendant ces quelques heures, les manifestants et leurs dauphins gonflables ont tourné en rond sur la place, avec des pancartes demandant, dans différentes langues, le respect des conditions de vie animales. La Directive 1999/22/CE du Conseil de l’Europe impose d’assurer aux animaux captifs des conditions de vie proches de celles qu’ils connaissent en milieu naturel. Estimant cette règle impossible à appliquer pour les cétacés, les manifestants demandent à l’Union européenne une interdiction des delphinariums, à l’instar de nombreux pays comme la Slovénie, la Croatie ou encore le Brésil.

Ric O’Barry, ancien dresseur des dauphins Flipper et acteur du documentaire «The Cove», a rappelé, lors de l’entretien avec Eric Van Tilburg, chef du service Bien-être animal au SPF Santé publique, que le milieu nu des bassins était une maltraitance. «Ces animaux plongent à 500 mètres et parcourent 120 km par jour», renchérit Yvon Godefroird, organisateur de l’événement. «Au delphinarium de Bruges, les six dauphins ont 5 m de fond.»

Les militants ont relevé les comportements inquiétants de l’orque Morgan détenue en Espagne et ont dénoncé les massacres de Taiji, en septembre, qui alimentent les delphinariums.