Le cadre éolienet la cartographie des implantations ont été vivement critiquésau Parlement ou PS et cdH ont lâché Écolo.

De nouvelles tensions sont apparues mercredi au sein de la majorité Olivier. Au cours d’un débat au parlement wallon consacré au cadre éolien, les parlementaires PS et cdH ont adressé des critiques parfois très vives aux ministres écologistes Philippe Henry et Jean-Marc Nollet. À la demande de l’opposition MR, la séance a été suspendue une dizaine de minutes.

Le gouvernement wallon s’est accordé il y a 15 jours sur l’actualisation du cadre de référence qui préside à l’installation d’éoliennes (normes de distance, normes de bruit, etc.) ainsi que sur une cartographie recensant des lots de territoire au potentiel de développement éolien. La cartographie doit encore être soumise à enquête publique et n’aura de valeur réglementaire que moyennant l’adoption d’un décret. L’objectif du dispositif est à la fois d’éviter un développement anarchique de l’éolien et de permettre à la Région wallonne d’atteindre son objectif de production de 4 500 GW/h d’énergie éolienne en 2020.

Parmi les griefs formulés par les députés Edmund Stoffels (PS), Claude Eerdekens (PS), Dimitri Fourny (cdH) et Savine Moucheron (cdH), figure l’impact du développement des éoliennes sur la facture d’électricité du citoyen, sur le paysage et sur la santé et l’absence de débat.

«On est en train de faire tourner la planche à certificats verts », s’est exclamé M. Fourny. «C’est la faillite des ménages! C’est la faillite des entreprises! C’est insupportable! » a renchéri M. Eerdekens. «L’éolien ne peut être développé à tort et à travers ainsi qu’à tout prix, aux dépens de la sérénité de nos quartiers, sous unique prétexte d’utilité publique et pour le plus grand bonheur de quelques promoteurs éoliens », a dit Mme Moucheron. M. Stoffels a appelé quant à lui à l’organisation d’un vaste débat de société sur ce point.

Devant cette salve, le MR s’est interrogé sur la cohésion de la majorité. «À la place du gouvernement, j’oserais poser la question de confiance. La confiance est morte », a lancé Serge Kubla. Son collègue Willy Borsus (MR) a relevé l’esseulement d’Écolo dans ce dossier.

Tant Philippe Henry que Jean-Marcs Nollet ont rappelé que le gouvernement, dans toutes ses composantes, s’était accordé sur ce nouveau cadre.

Difficile à croire quand on voit que les ministres PS et cdH avaient tous déserté les bancs du Parlement au moment débat, laissant Écolo seul en pleine tempête. Un hasard sans doute.