Ce n’est pas la mort du bibliothécaire

Si le livre numérique connaît le succès qu’on lui prédit, les lecteurs risquent de se faire rares dans les bibliothèques. Est-ce le début de la fin du métier de bibliothécaire? «Certainement pas!, dit Jean-François Füeg, directeur du Service de la lecture publique à la Communauté française. La valeur ajoutée du bibliothécaire sera toujours le conseil, la sélection et le tri des ouvrages.» Un rôle qui devrait encore s’accentuer avec le développement du numérique mais qui prendra peut-être d’autres formes. Un conseil à distance, via internet, a sans doute de l’avenir.

«Mais on constate aussi chez nous que les lecteurs demandent plus de contacts humains, note Philippe Coenegrachts, directeur des Chiroux à Liège. Le rôle de médiateur du bibliothécaire est de plus en plus apprécié.»

Les chiffres de fréquentation semblent le confirmer : pour les prêts, ils sont stables et même souvent en légère augmentation. «Et, ajoute Jean-François. Füeg dans le même temps, le rôle social du bibliothécaire s’est modifié avec la mise en place de nombreuses activités (ateliers écriture, rencontres d’écrivains, projets d’alphabétisation,…) pour lesquels le nombre de participants a, lui, plus que doublé en dix ans.»

A.W.