Une dizaine de personnes travaille actuellement à la numérisation et la mise en ligne des registres paroissiaux et d’état civil. «Mais il y en a eu plus au cours du processus», explique Lucie Verachten, qui a supervisé l’opération : au personnel des Archives lui-même s’est ajouté du personnel engagé temporairement. «Puis nous avons procédé à la numérisation en concluant des contrats avec cinq firmes différentes ». Un contrôle de qualité sévère a suivi, qui a permis de s’assurer de l’excellence des documents proposés en lecture.

Pour passer de la consultation en Intranet, dans les salles de lecture des Archives, à la mise en ligne, appel a été fait à une firme extérieure pour louer les serveurs.

«Nous avons réservé une capacité importante, sans doute au-delà ce qui est nécessaire actuellement, car après l’afflux suscité par l’annonce de la possibilité de consulter les registres en ligne, il y aura sans doute une stabilisation du nombre de visiteurs. Mais ainsi pouvons-nous aller de l’avant.»

Combien l’opération a-t-elle coûté jusqu’à présent? «Difficile de le préciser dans l’état actuel des choses, puisque toutes ces opérations ont été scindées», explique la responsable du service numérisation des Archives de l’État.

«Nous avons observé la manière dont les archives d’état civil ont été mises en ligne en France, poursuit Lucie Verachten, mais nous n’avons pas repris la même méthode». D’abord parce que, chez nos voisins, «l’opération ne s’est pas déroulée de manière identique dans tous les départements». Ensuite parce que, en Belgique, «l’option était de numériser les registres du pays tout entier, et d’intégrer leur consultation dans les moteurs de recherche habituels des Archives de l’État». De quoi y installer une base de donnée qui compte déjà plus de 20 millions de noms.

Après les registres paroissiaux, les microfilms des registres d’état civil ont été numérisés. «Dans la plupart des cas, ils vont jusqu’à 1870, parfois jusqu’à 1880 et même jusqu’à 1890.» Pour les archives suivantes – jusqu’à 1912, puisque seules les archives plus que centenaires sont en consultation libre – ce sont à nouveau les registres originaux qui sont traités. «Dès l’année prochaine, nous nous attellerons à mettre en ligne les registres de 1913, et ainsi de même chaque année», conclut Lucie Verachten. Le travail s’annonce sans fin…

Phi. Le.