SANTE

L’Infanrix de GSK menace-t-il la santé de votre enfant?

Tous les bébés, ou presque, reçoivent leurs doses d’Infanrix Hexa. Le risque zéro n’existe pas. Mais faut-il imaginer qu’on nous cache des choses ?

Tous les bébés, ou presque, reçoivent leurs doses d’Infanrix Hexa. Le risque zéro n’existe pas. Mais faut-il imaginer qu’on nous cache des choses ?

-Belga

L’entreprise pharmaceutique GlaxoSmithKline fait-elle de la rétention d’information sur le vaccin pédiatrique Infanrix? Un collectif citoyen l’assure.

C’est un copieux document de 1 271 pages sur le vaccin Infanrix Hexa, rédigé par l’entreprise pharmaceutique GlaxoSmithKline, qui assure la production du vaccin. Ce rapport confidentiel (chaque page en porte la mention) est parvenu sur la table du collectif Initiative Citoyenne. Celui-ci a fait de l’information sur les vaccins son cheval de bataille (lire en page 4).

Dans ce rapport, l’entreprise GSK a méticuleusement répertorié, comme la loi l’y oblige, tous les incidents intervenus après l’injection d’une dose d’Infanrix sur un enfant, depuis la fièvre jusqu’à la mort, que l’effet soit lié à l’injection préalable ou pas. Au total, 1 742 incidents sont relevés dans 41 pays, y compris en Belgique.

Ces rapports émanent essentiellement d’autorités de régulation des pays concernés (un millier), de professionnels de la santé (plus de 600) et aussi de particuliers (une soixantaine).

Imputables à l’Infanrix? «Pas certain à 100 % mais…»

Le collectif Initiative Citoyenne n’en est pas à son coup d’essai, dans la polémique sur la vaccination. Il remet une couche : «Nous constatons que le nombre d’effets secondaires graves recensés dans ce document confidentiel est sans commune mesure avec ceux repris dans la notice professionnelle (médecins et pharmaciens) », soulignent les trois fondatrices du collectif.

Celles-ci constatent que les «effets secondaires» recensés sont «extrêmement variés et susceptibles d’affecter chaque système, chaque organe du corps» (lire dans ces pages). Et il y a ces 14 cas mortels relevés entre octobre 2009 et octobre 2011, la période couverte par ce rapport. Au total, 64 décès d’enfants ont été signalés depuis 2000, l’année du lancement de l’Infanrix Hexa.

Pour chacun des 14 cas mortels repris dans ce rapport 2009-2011, l’entreprise commente. Et, sur base du contexte et des détails qui accompagnent les incidents recensés, GSK explique qu’aucun élément probant ne permet d’établir un lien de causalité entre le vaccin et les décès rapportés.

Le collectif Initiative Citoyenne réagit, pour les décès comme pour les autres incidents : « Nous ne sommes pas en train de dire qu’il existe une certitude que tous ces effets secondaires soient à 100 % imputables à ce vaccin. Mais il n’est absolument pas crédible de prétendre qu’aucun de ces effets secondaires graves ni décès n’a pu être provoqué par ce vaccin.»

Bref. Le collectif réclame une enquête urgente et approfondie sur ce vaccin , «et sur les véritables raisons qui ont poussé à ce qu’il soit quasi imposé à tous les parents».